Homélies, photos et évènements
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 | 31 | ||||
Commentaire de l'Evangile du 30ème dimanche ordinaire, année A. Mt 22,34-40
« Tu aimeras… »
Commander d’aimer ? Alors que le
véritable amour ne peut s’exprimer que dans la plus grande liberté !
N’est-il pas la rencontre avec une personne qui donne à la vie une nouvelle
saveur, un nouvel horizon et dans la plupart des cas, de nouvelles
responsabilités envers ceux que l’on aime ? Le mot “commandement” utilisé
par St Matthieu désigne une “prescription” et donc souligne le caractère
personnel et invitant de l’amour que nous porte le Père.
Dans
son Encyclique « Dieu est Amour”, §.3, Benoît XVI présente trois mots
qu’utilise la Bible pour parler de l’amour.
“Eros” que seul utilise deux fois l’Ancien Testament. Il désigne le
désir qui attire et donne le plaisir, avant goût du bonheur définitif auprès de
Dieu. Il convient de le discipliner, de le purifier pour le conduire à sa vraie
grandeur qui est union harmonieuse entre le corps et l’esprit, mais aussi communion
avec l’autre, et non satisfaction de ses instincts.
“Philia” qui concerne l’amour d’amitié et qui est utilisé et approfondi
dans l’Evangile
“Agapè” qui est découverte de l’autre,
dépassant le caractère égoïste et possessif, cherchant son profit et non le
soin et le bien de l’être aimé. Il donne,
au prix de renoncements, mais aussi sait
recevoir de l’autre. Il remplit de joie simple et conduit au bonheur
paisible.
Aimer Dieu et aimer son prochain ne
sont jamais en rivalité puisque tous deux ont leur source en Dieu Lui-même. Il
est Amour (1 Jn 4,7). C’est Lui qui aime l’étranger, la veuve et
l’orphelin et qui me demande de l’aimer et l’aimer comme Lui. Ou
encore, l’aimer comme moi-même, c'est-à-dire, m’identifier à lui, l’aimer comme
si c’était moi : si je ne l’aime pas, je ne m’aime pas moi-même. Toute la
Parole de Dieu contenue dans l’Ecriture dépend de ces deux commandements. Ils
sont chez ceux qui aiment en vérité la signature de la présence de Dieu.




En bas, à gauche, un homme, seul : qui est-ce ? Joseph ! Il semble tout absorbé dans ses pensées. Comprend-il ce qui arrive ? Que doit-il faire de cet enfant, qui n’est pas son enfant ? Marie lui a certainement révélé son origine divine, mais quelle foi et quelle confiance lui est demandé dans toute cette aventure ! Et devant lui se tient justement un homme voûté, vieux comme le monde, déguisé en berger, caressant un arbre : cet arbre qui a provoqué la chute du premier homme, va-t-il de nouveau faire douter Joseph, le juste ? Ce vieil homme tordu, c’est le malin.
Mais Dieu l’a devancé. Il a demandé à Joseph de donner à l’enfant

Un troisième ange à droite sur l’icône s’incline profondément devant le premier-né de la crèche ; il se penche jusqu’à terre, rendant hommage au Fils qui reste Dieu dans son humanité même, c’est sa gloire. « Il est grand le Mystère de la foi ! »
![]()
Dieu veut être un homme comme tout le monde, sans faire semblant, sans tricher ; mais en même temps, Il nous respecte tellement qu’Il ne veut pas prendre la place d’un petit d’homme, qui serait le fils
AMEN !
L’Icône de Noël
D’après le livre « La prière de Noël »
Dans cette Nuit de Noël, après un détour par la crèche, nous contemplons le "Mystère de l’Incarnation", Mystère du Fils de Dieu, Créateur des univers, hors du temps et de l’espace, entrant dans une Histoire et sur une Terre, en vrai Homme.
![]()
L’icône de la Nativité se présente d’abord comme une montagne toute dorée. Elle est comme un miroir en lequel la lumière de Dieu se reflète.
Deux bêtes habitent la grotte, leur étable. Ce sont l’âne et le bœuf ; ils ont le nez sur la mangeoire, les yeux fixés sur l’enfant couché à l’endroit de leur nourriture, lui le pain vivant descendu du ciel. Dans l’obscurité de la grotte, ils regardent Jésus, ne s’en détournent pas comme s’ils comprenaient le mystère, comme s’ils devinaient que « ce corps est vraiment nourriture » (Jn 6,55)
A la droite de l’enfant couché, un berger sonne de 
Au centre de l’Icône,
De l’autre côté, en bas à gauche, deux femmes : l’une puise de
l’eau dans un bassin, l’autre tient un nouveau-né dans ses bras. Qui sont-elles ? Deux sages femmes. Elles nettoient l’enfant Jésus, qui vient de naître comme tous les nouveaux-nés. Jésus, bien que l’égal du Père, Dieu, est entré dans notre humanité de chair et de sang: il aura faim, soif ; il aura chaud, il sera fatigué, il souffrira comme tous les humains, il mourra. Dieu se faisant homme ne triche pas.
HOMELIE 2ème Dimanche de l’Avent. Année A.9 Déc. 2007
9h30 Ste Bernadette- Mt 3,1-12
« Spe Salvi »
« Dans l’espérance, nous avons été sauvé »Rm 8,24
La liturgie, depuis Vatican II, propose chaque dimanche trois textes de
Paul, dans la lecture d’aujourd’hui, n’a-t-il pas écrit aux Romains : « Tout ce que les livres saints ont dit avant nous est écrit pour nous instruire, afin que nous possédions l’espérance grâce à la persévérance et au courage que donne l’Ecriture ». Rm 15,4.
C’est vrai ! Ces textes nourrissent notre foi en nous ouvrant au merveilleux dessein de Dieu. Ce dessein est de se faire connaître à nous, pour que notre confiance et notre amour en Lui grandissent dans un bonheur profond tout au long de notre vie jusqu’à la rencontre définitive. Voilà notre espérance. Elle se fera dans la joie, si nous la préparons maintenant.
Aujourd’hui, en écoutant cette Parole de Dieu, n’avez-vous pas été frappé par le contraste étonnant entre la prophétie d’Isaïe, pleine d’espérance, et les appels musclés à la conversion d’un Jean-Baptiste ? Le premier annonçant une paix qui peut nous paraître irréelle, tant nous sommes abreuvés d’informations et d’images de conflits et de violences, de procès et d’échecs de libération d’otages ou de prisonniers innocents. « Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble…Il ne se fera plus rien de mauvais ni de corrompu sur ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent la fond des mers » ! Quel lyrisme !
Jean-Baptiste tient un tout autre langage. Il s’en prend avec vigueur aux pharisiens (hommes religieux et dévots par excellence) et aux sadducéens (responsables du culte sacrificiel du Temple et liés au pouvoir en place). C’est que Jean-Baptiste prépare les chemins du Seigneur : et il faut en déblayer des obstacles ! Egoïsme du confort, volonté de puissance, recherche de garanties et de sécurités à outrance, paralysant tout effort de générosité et d’audace pour sortir ceux qui sont dans des situations écrasantes et aliénantes !
Il s’agit bien de deux manières d’approcher le dessein de Dieu. Celle pleine de douceur du prophète Isaïe qui annonce que Dieu est fidèle et tient ses promesses : n’annonce-t-il pas la venue d’un rejeton qui jaillira de la souche de Jessé, père de David. Isaïe en fait son portrait. « Il ne jugera pas d’après les apparences, il ne tranchera pas d’après ce qu’il entend dire. Il jugera las petits avec justices, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays… » Vous l’avez reconnu, c’est celui de Jésus. C’est Lui dont l’étendard de l’amour fraternel se dressera pour tous les peuples et nations qui vont le chercher, car c’est le seul, en fin de compte, qui donne la vie..
Si Jean-Baptiste est plus énergique, c’est qu’il propose un baptême de conversion, et que celui-ci est nécessaire pour renoncer à tout ce qui est en contradiction avec l’amour fraternel et l’amour de Dieu. Mais ce baptême d’eau est lui-même inclus dans un Baptême plus grand et plus définitif, baptême du feu de l’Esprit d’amour que Jésus est venu répandre sur les hommes par sa mort et sa résurrection.
Voilà l’espérance qui sauve et qui a permis à notre pape Benoît XVI de nous offrir la 2ème encyclique de son pontificat (après celle de « Dieu est Amour »), “SPE SALVI” : « Dans l’espérance, nous avons tous été sauvés » Rm 8,24.
Merci au Seigneur de nous parler aujourd’hui par ces textes !
Merci à l’Eglise de nous les présenter pour nous guider.
Merci à l’Esprit de nous les faire comprendre en nous comblant de ses dons : sagesse, discernement, conseil, force, connaissance et crainte du Seigneur. Ne nous ont-ils pas été donnés à notre Baptême ? Et rappelés à notre Confirmation ?
AMEN !
HOMELIE 1er Dimanche de l’Avent. Année A.2 Déc. 2007
11h St Lubin - 18h30 Ste Bernadette- Mt 24,33-44.
Venue du Seigneur
Ca y est ! C’est reparti ! En ce début Décembre nous inaugurons en effet une nouvelle année liturgique. Ce rythme, annuel est destiné à revisiter l’ensemble de notre foi chrétienne et à progresser grâce aux nombreux textes de l’Ecriture, que nous entendrons, dimanche après dimanche, différents d’une année sur l’autre, de l’Ancien et du Nouveau Testament. Ce n’est pas entrer dans un perpétuel recommencement, tel une rengaine, mais c’est progresser comme dans un mouvement hélicoïdal, tel une hélice qui, en tournant, propulse un engin vers l’avant. Nous quittons Saint Luc pour aborder Saint Matthieu.
Propulsé à l’avant, nous le sommes en effet par l’évangile de ce premier dimanche qui aborde la question de l’avènement (La venue du Fils de l’Homme, terme que Jésus utilise pour se désigner Lui-même). Aux Apôtres qui Lui ont posé la question : « Quand aura lieu cet évènement ? » Jésus, au verset précédent le texte d’aujourd’hui, leur avait répondu : « Quant à la date de ce jour et à l’heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne : le Père seul » v. 36.
Jésus va orienter les Apôtres vers une autre préoccupation et celle-ci est bien à leur portée : « Comment allez-vous accueillir cet évènement ? » semble-t-Il leur dire.
Car cet évènement sera soudain, inattendu… Comme aux jours de Noé où les gens vaquaient à leurs activités habituelles et journalières. Ainsi, Jésus leur recommande d’être prêt, de veiller. Ce qui peut davantage choquer, c’est la manière dont Jésus parle de cette venue brutale et imprévue, pouvant laisser entendre que l’intervention de Dieu serait arbitraire : « L’un est pris, l’autre laissé… ». Il ne s’agit pas d’arbitraire mais de la grande liberté que Dieu donne à chacun, car pour une même annonce, l’un aura entendu, l’autre non, et la manière dont chacun, au cœur de ses activités habituelles, veille ou non, déterminera s’il est pris ou laissé, comme il en a été de Noé, qui écoutait et faisait ce que le Seigneur disait : il fut pris et sauvé du Déluge. « Noé était un homme juste, intègre parmi ses contemporains et il marchait avec Dieu » Gn 6,9.
Veiller, ce serait donc écouter le Seigneur et être fidèle à ce qu’Il nous dit.
ü Garder une de ses paroles et la méditer en notre cœur pour qu’elle porte du fruit.
ü C’est aussi accueillir les personnes qui sont mises sur notre route ou même qui vivent à nos côtés et auxquelles nous serions plus attentifs pour les regarder, les écouter et les mieux aimer.
ü Enfin, c’est chercher le sens d’un évènement qui nous touche, nous bouscule, nous dérange, voire nous heurte et en nous mettant sous le regard bienveillant de Dieu.
Le temps que nous consacrons au Seigneur pour nous mettre devant Lui est en cela très important et indispensable. Dans le temps qui sans cesse nous échappe, il est essentiel de prévoir ces pauses où l’on peut ressaisir le sens de ce que nous faisons, disons ou pensons et l’ajuster constamment à la volonté de Dieu.
Veillons non seulement parce que nous ne savons quand le Fils de l’homme viendra, mais parce que c’est notre force et notre bonheur de l’accueillir et de marcher avec Lui chaque jour.
Que ce temps de l’Avent nous aide à mieux vivre ainsi !
AMEN !
Si vous souhaitez ajouter un commentaire, cliquer sur "commentaire"
Chaque dimanche, l’Eglise, en début de célébration de l’Eucharistie nous invite à nous reconnaître pécheurs. Ce rite vient d’une très ancienne pratique qui avait lieu dans les campagnes où les hameaux étant loins du bourg où se célébrait la messe paroissiales, les fidèles s’y rendaient en chantant les litanies des saints qui se terminaient par le « Kyrie eleison » qui reste encore aujourd’hui. Ce rite a évolué vers une démarche pénitentielle. Elle a son origine dans
Ces jours-ci, entre le Nouvel An juif, Rosh Ha-Shana, qui a eu lieu les 13-14 septembre et le Jour du Grand Pardon, Yom Kippour, qui aura lieu samedi prochain 22 septembre, le peuple juif est invité à entrer dans une démarche de repentance et de demande de pardon, selon ce qui est recommandé dans la Bible, en particulier les livres du Lévitique (16, 29-31 ; 23-27, 32) et des Nombres (29,7). Chacun est invité à aller se réconcilier avec son frère qu’il aurait pu blesser au cours de l’année écoulée. Jésus propose une démarche analogue dans le sermon sur la montagne, en Mt 5,24
Le pardon, dit la tradition juive, a été inventé par Dieu afin que sa création n’échoue pas. Il s’agit d’une véritable recréation qui se situe à l’opposé de l’idée de vengeance si spontanée au cœur de l’homme. Le premier cadeau que Jésus ressuscité nous fera c’est de donner à ses apôtres le pouvoir de pardonner au nom de Dieu.
Reconnaissons que nous sommes pécheurs et accueillons avec joie son pardon qui nous recrée.
Jésus Christ n’aurait-il pas tout dit à ses Apôtres ?
Jn 16, 12-15 –Dimanche 3 Juin 2007
« J’aurais beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les supporter maintenant ». De pareilles phrases, isolées de leur contexte, feraient bien l’affaire de romanciers en mal de choses que l’Eglise aurait cachées, confirmant sa réputation d’obscurantiste. Elles pourraient également justifier la venue de nouveaux prophètes, mahdis, venant compléter la Révélation divine, tel Mahomet ou le Bahà’ullah (splendeur de Dieu, personnage du XIXème siècle qui, au Moyen-Orient, donna naissance au “bahaïsme”, religion universaliste dont les fidèles sont présents dans plus de 158 pays et sont au nombre de 5 à 6 millions dans le monde).
Non : Jésus a bien tout transmis à ses disciples : Jn 15,15 « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître ». Il est l’Alpha et l’Oméga : tout est dit.
Mais les disciples, dans l’état où ils sont avant la Passion, sont incapables de comprendre la portée et le sens de ce que dit et de ce que va faire Jésus en se livrant et surtout, d’y participer. Jésus se heurte à leurs limites. Alors, Il va leur envoyer l’Esprit qui fera ce que Dieu faisait déjà dans
Dans la tradition sémitique, le mot « vérité », en hébreu, “emèt” vient de “âmân” qui signifie “être solide, stable” et désigne celui ou ce à quoi on peut se fier, en particulier, qui résiste à l’usure du temps. Dans la tradition grecque, la vérité, “alètheia”, est ce qui “n’est pas caché pour” : elle signifie une réalité dé-voilée et porte sur la correspondance entre le réel et l’esprit.
Pour la Bible, c’est Dieu, c’est Jésus-Christ qui est la vérité, celle qui a fait ses preuves, qui est fidèle. La vérité s’éprouve dans une relation qui dure avec le temps. Son contraire est la rupture ou l’infidélité. Pour le Grec, la vérité est intemporelle : son contraire est l’erreur ou le mensonge.
Ainsi, l’Esprit de vérité guidera les disciples vers la pleine connaissance et intériorité de Jésus en eux. S’il fera connaître ce qui va venir, ce n’est pas en prédisant l’avenir ou en apportant une nouvelle révélation inutile après Jésus, mais en nous ouvrant l’intelligence au mystère insondable de Dieu révélé par Jésus. Ce mystère nous dépasse tellement que nous ne pouvons le saisir seuls. L’accueil de l’Esprit de vérité nous met en relation avec le Père en reprenant ce qui vient de Jésus pour nous le faire connaître. Jn 16, 15
Il n’est pas étonnant que l’Eglise, en la Fête de
Pèlerinage en Terre Sainte du 10 au 20 Avril 2007

Partir en Pèlerinage…
Pratique médiévale ou démarche adaptée à notre temps ?
Un pèlerinage est un temps de notre vie qui nous invite momentanément à partir, quittant nos habitudes de vie pour aller vers des horizons extérieurs et intérieurs qui redonneront saveur et sens à notre existence. Pour un chrétien, il est réponse à une invitation du Christ qui lui dit : « Viens et vois ».
Parcourir le désert du Négev, les rivages de
Pour tout renseignement, cliquez sur "commentaire" et poser votre question. Sinon, envoyez un courriel à : g.lecourt@wanadoo.fr

Photo prise de la fenêtre du 1er étage du presbytère de Rambouillet en Décembre dernier.
Un moment de fraîcheur spirituelle avec Jonathan...
Petite parabole pour temps d’Epiphanie
Rencontre à la crèche
Le petit Jonathan, huit ans, arrive avec les bergers à la crèche de Bethléem. Il regarde l’Enfant et l’Enfant le regarde.
Les larmes lui viennent aux yeux.
Jésus lui demande :
Pourquoi tu pleures ?
Parce que je ne t’ai rien apporté.
Tu peux quand même m’offrir quelque chose !
Alors Jonathan devient tout rouge et lui dit :
Je veux bien t’offrir ce que j’ai de plus beau.
Je voudrais trois choses de toi...
Oh oui, je vais t’offrir ma game-boy, mon train électrique et mon plus beau livre, celui avec plein d’images dedans.
Non, je n’ai pas besoin de tout ça. Ce n’est pas pour ça que je suis venu sur terre. Je voudrais autre chose de toi.
Quelque chose de moi ? J’ai peu, qu’est-ce que tu veux ?
Offre-moi donc le dernier devoir que tu as fait à l’école.
Jésus parle tout doucement pour que personne d’autre n’entende. Jonathan sursaute, il approche tout près, tout près de la crèche et il chuchote à son tour :
Mais écoute, Jésus, le maître, il a écrit « insuffisant » .
C’est pour ça que je le veux.
Ben pourquoi ?
Donne-moi toujours ce qui est classé « insuffisant » dans ta vie. Tu me le promets ?
Ben, j’veux bien.
Je veux encore un deuxième cadeau : donne-moi ton bol du petit déjeuner.
Mais je l’ai cassé ce matin !
Apporte-moi ce que tu as cassé et ce qui est cassé dans ta vie, je le réparerai. Tu me le donneras aussi ?
Oui, je veux bien. Si tu veux, je te le donne aussi.
Et maintenant, mon troisième voeu : voilà, apporte-moi la réponse que tu as faite à ta mère quand elle t’a demandé comment le bol s’était cassé.
Là, Jonathan pose la tête sur le bord de la crèche et se met à pleurer, mais à pleurer tout fort comme un petit garçon qui a un énorme chagrin.
J’ai, j’ai, j’ai... j’ai dit que le bol était tombé par terre et que c’était la faute de ma petite soeur, mais en vrai, c’est moi qui l’ai poussé de la table parce que j’étais très en colère.
Apporte-moi tous tes mensonges, tes jalousies, ta fierté, tout ce que tu penses avoir fait de méchant. Et quand tu viendras avec tout ça vers moi, je te prendrai dans mes bras, je te consolerai et je t’aiderai. Je veux te libérer. Je t’accueille dans ta faiblesse, tes limites, ta fragilité. Tu veux bien accepter mon cadeau ?
Et Jonathan écoute et s’émerveille. Il s’agenouille, son coeur jubile...

Ce Blog permet de donner son avis sur les textes, les photos qui y figurent. Pour cela, il suffit de cliquer sur "aucun commentaire" ! Une fenêtre s'ouvre à la suite du texte ou des photos: vous pouvez alors donner vos impressions, elles seront les bienvenues. Merci. Guy
Bonne et Sainte Année 2007 !
L’arbre de Noël
Les chrétiens vont reprendre ce beau symbole de la vie qui renaît pour célébrer la naissance de celui que l’on appelait le “soleil levant qui vient nous visiter” (Cantique de Zacharie : Luc 1, 78) et en 354 après Jésus-Christ, l’Eglise institue la Fête de la naissance de Jésus dans la nuit du 24 Décembre.
Plus tard, au Moyen-âge, à partir du XIème siècle, dans les églises, sous les porches, sur les parvis, on a voulu, pour préparer Noël, célébrer “les Mystères de la Nativité” sous forme d’un jeu scénique. Il évoquait le paradis terrestre, le péché d’Adam et Eve, leur expulsion, pour conclure par la promesse du Sauveur, dont on s’apprêtait à fêter la Nativité le Jour de Noël.
Le paradis était figuré par un arbre chargé de fruits, placé au
Quand on a cessé de jouer les “Mystères”, l’arbre du paradis resta un des symboles des festivités de Noël : on établissait un lien entre la création de l’humanité, en Adam et Eve, et la naissance de Jésus, nouvel Adam, venu re-créer toute l’humanité.
L’arbre de Noël proprement dit apparaît en Alsace en 1521, sans lumière. Ce sont les protestants en 1560 qui développèrent la tradition du sapin de Noël pour se démarquer des catholiques qui installaient des crèches dans les églises et chez eux.
Au siècle suivant, l’habitude se répand de l’illuminer avec des bougies. A la fin du XVIIIème, siècle, il arrive au Canada et au XIXème siècle, il se généralise en Europe du Nord. On se met à l’orner de guirlandes et de boules. Il fut introduit en France en 1837, aux Tuileries, par
Votre Ami GUY
Depuis 1985, le troisième dimanche de l'Avent, une lumière allumée dans la grotte de Bethléem rejoint la ville de Vienne et se transmet de pays en pays. Thème de cette année: "La paix pour tous"

Grotte de la Nativité, lieu traditionnel de la mangeoire
Prière
Toi le soleil de nos vies, tu mets en relief la beauté de tout être vivant.
A ta lumière, nous découvrons ce que nous sommes.
Avec toi, nous sommes enfants de Dieu, et Tu nous donnes la certitude
que même si nous ne sommes pas parfaits,
nous sommes appelés par Toi à être comme Toi.
A ta lumière, nous découvrons que tout homme est aimé
et trouve son bonheur dans l'amour que tu nous donnes.
A ta lumière, nos différences ne nous agressent plus,
mais nous réjouissent, car ensemble, nous sommes appelés avec Toi
à faire un monde tout en couleurs.
A ta lumière, nous découvrons la paix intérieure,
et les autres comme un cadeau que Tu nous fais,
O Christ, que ta lumière ne cesse de briller sur nous et sur tous les hommes.
Ne laisse pas les idées noires envahir nos existences.
Ne permets pas que nous nous repliions sur nous-mêmes.
Donne-nous le courage de ne pas fuir devant les difficultés
mais en toutes circonstances,
donne-nous de rayonner la paix que Tu nous donnes !
AMEN !
François Cristin - Aumônier National des 11-14 ans
Combien cette paix est à demander, tout particulièrement entre Palestiniens et Israeliens, et entre musulmans et chrétiens.

Le mur, tel qu'il est à l'entrée de Bethléem. 25 Octobre 2006

Minaret et clocher devant la Basislique de la Nativité.
Vous pouvez aussi vous rendre sur le site de "Il est Vivant":
Du 15 au 27 octobre, avec le Père Pierre Hoffmann, nous conduirons 48 pèlerins du Caire à Jérusalem, en passant par le Sinaï, Elat, les monts d'Edom et Pétra, le pays de Moab et le Mt Nebo, puis la Terre Sainte: le Lac, Nazareth et le Thabor, enfin Jéricho, Jérusalem et Bethléem. Un parcours à travers les déserts et les paysages de Terre Sainte, en relisant, méditant et priant les textes bibliques. Nous rencontrerons des habitants de ces pays en pleine crise et visiterons en particulier l'orphelinat des soeurs St Vincent de Paul de Bethléem.
Nous emporterons plusieurs intentions de prière qui nous ont été confiées ainsi que du matériel pour l'orphelinat. En union de pensée et de prière avec vous, Guy

Le Caire, invisible, est sur le Nil, à 100 Kms à l'Ouest du haut du bras gauche de la Mer Rouge.

Commentaire du Notre Père à partir du verset :
« Ne nous soumets pas à la tentation » Mt 6,9
Combien cette demande faite au Père, dans la prière sacrée par excellence, puis qu’elle nous vient du Fils bien-aimé, suscite de malaise auprès de nombreuses personnes ! Même si Dieu est éducateur, pourquoi nous “exposerait-il ” au risque de nous perdre ? Si encore Il permet que nous soyons tentés, comme l’a été son Fils, c’est sans doute pour que nous puissions Lui manifester une plus grande confiance en Lui ; ou même, dans un élan de foi, Lui adresser un appel pressant à nous aider à résister. Mais Dieu nous soumettrait-il à la tentation ou à l’épreuve ? St Jacques dans sa lettre s’inscrit contre cette idée : Jc 1, 13 “Que nul, quand il est tenté, ne dise : « Ma tentation vient de Dieu » car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne.” Est-ce donc bien ce que Jésus a voulu dire ? Est-ce bien ce qui est écrit dans l’Evangile de Matthieu ?
En Mt 6, 13 il est écrit mot à mot : “et ne nous mène pas à tentation”. Faisons un peu d’analyse grammaticale ! Le verbe “eisfero” ( accompagné de la préposition “eis” (suivie de l’accusatif désigne la destination d’un lieu. Existe-t-il donc, dans la Bible, un lieu qui a pour nom tentation, épreuve peïrasmone Oui, en effet : en Exode 17, 7 : (l’eau de Massa et Mériba) “Il appela ce lieu du nom de Massa et Mériba – Epreuve ou Querelle- à cause de la querelle des fils d’Israël et parce qu’ils mirent le Seigneur à l’épreuve en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? » Epreuve, c’est bien le nom du lieu : Massa ( )en hébreu et (en grec, dans la version des LXX. Il s’agit alors de Dieu qui est “tenté”, “mis à l’épreuve” par la défiance des fils d’Israël…Cette question sous forme de doute : « Dieu est-il avec nous, oui ou non ? » ne pointe-t-elle pas en nous lorsque nous traversons une épreuve particulièrement douloureuse ? N’est-elle pas, sous une autre forme, tellement répandue sur les lèvres ou dans l’esprit de tant d’hommes et de femmes, scandalisés du mal omniprésent dans le monde : « Si Dieu existait, Il ne permettrait pas tout çà ! ». Alors, la demande que Jésus nous fait formuler pourrait-être : “Ne nous conduis pas à te tenter, à te mettre au défi…de montrer que tu es bien là ”. Jésus reprend en écho la recommandation du Psaume 95 (94), v.8 (que tous les prêtres et religieux du monde prient chaque matin en invitatoire de l’Office des Laudes) : “Ne durcissez pas votre cœur comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où vos pères m’ont défié et mis à l’épreuve, alors qu’ils m’avaient vu à l’œuvre”.
Une autre raison me pousse à interpréter ce verset de cette façon.
Parmi les quatre demandes que Jésus nous fait formuler dans la deuxième partie du Notre Père, la première : « donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » est écrite mot à mot : « notre pain supersubtanciel (donnes-le nous aujourd’hui ». St Jérôme, traducteur de la Vulgate écrit : « Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie ». Quel est donc ce pain “ supersubstanciel », au-dessus, au-delà de la substance ? Ne peut-on pas penser à un pain qui a nourri quotidiennement les fils d’Israël au désert, la Manne ? (Jn 6, 31-32)… Ne peut-on pas penser que Jésus désigne le Pain de Vie, son Corps ? (Jn 6, 35)… Vers l’an 200, Tertullien, père de l’Eglise, dans son traité sur la prière, commentant le Notre Père, chapitre 6, écrit : “Après les choses du ciel, c’est à dire après le Nom de dieu, la Volonté de Dieu, le Règne de Dieu, viennent les nécessités de la terre, auxquelles le seigneur a voulu réserver une place…Toutefois, il convient peut-être davantage de donner un sens spirituel à ces paroles : Donnes-nous aujourd’hui notre pain quotidien. Car le Christ est notre pain : je suis le pain de vie, a-t-Il dit. D’ailleurs son corps est signifié par le pain : Ceci est mon corps”.
Prenons maintenant la quatrième demande du Notre Père : « mais délivre-nous du mal ». Elle est écrite mot à mot : “mais délivre-nous du malin”, or le malin, c’est dans l’Evangile, le diable, le Satan.
Reprenons donc ces trois demandes, dans l’ordre où Jésus les présente : ne vous font-elles pas penser à un autre triptyque que nous a présenté le même évangéliste, Matthieu ?
Les Tentations de Jésus, deux chapitres précédents : Mt 4, 1 !
A la première demande correspond la tentation de faire des pierres du pain, tentation d’un acte magique que Jésus repousse en citant un verset de l’Ecriture : “Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu” (Dt 8, 3) ->Jésus, Verbe de Dieu, Pain de Vie : “Donne-nous aujourd’hui notre Pain de Vie” (ou “notre pain vital” ?)
A la deuxième demande correspond la deuxième tentation, celle de mettre Dieu à l’épreuve en détournant le sens d’un verset du Psaume 91 (90) v.12 que le diable cite à Jésus après l’avoir conduit au sommet du Temple et l’avoir invité à se jeter dans le vide : “Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et sur leurs mains ils te porteront, de peur que tu ne heurtes du pied quelque pierre”.
Que répond alors Jésus : “Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu » -> “Ne nous conduis pas à te mettre à l’épreuve”.
Enfin, la troisième demande correspond à la tentation d’adorer celui qui détient la toute-puissance pour la partager avec lui. La réponse de Jésus est nette : “Retire-toi, Satan !” -> “Délivre-nous du Malin”
Ainsi, dans cette traduction du Notre Père, nous aurions les demandes-antidotes aux trois tentations fondamentales expérimentées par Jésus Lui-même ? Et pourquoi pas ?
· La plupart des citations bibliques sont de la TOB.
· Le jeudi 28 Décembre 1995, le journal “LA CROIX” publiait en p.12 un long article d’exégèse intitulé : « La traduction controversée du “Notre Père”, dans un entretien
Note