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Homélie 19ème Dimanche Ordinaire Année A. Mt 14, 23-33. 10 Août 2008

Par Guy :: 09/08/2008 à 15:33 :: Homelies

HOMELIE  19ème Dimanche Ordinaire. Année A. 10 Août 2008

11h St Lubin- Mt 14, 22-33

 

Jésus vient de multiplier les pains. Joie et fierté des disciples de suivre un tel Maître. Mais Celui-ci les contraint à monter dans la barque, seuls, sans Lui, et à Le précéder sur l’autre rive. Lui prend de la distance envers cette foule qu’Il a nourrie qui ne veut plus le quitter. Il gravit la montagne, à l’écart, pour prier, comme Elie dans le silence de la solitude, cœur à cœur avec Dieu.

Les disciples sont loin du rivage ; c’est la nuit ; le vent est contraire et la barque est “tourmentée” (dit le texte)  par les vagues : que c’est dur, sans Lui, de passer sur l’autre rive !

Au petit matin (quatrième veille de la nuit), Jésus, bravant les vents contraires, vient vers eux « marchant sur les eaux ». C’est un défi pour la raison humaine. Une peur incontrôlable les envahit devant l’irréel : « C’est un fantôme ! ». Il faut bien nommer ce phénomène, pour conjurer la peur, même si la réalité est tout autre, et les disciples de se mettre à crier.

Jésus leur parle : « Confiance ! Moi, Je suis ! N’ayez pas peur ! ». Pierre entend ces Paroles, malgré le vent : elles résonnent en lui comme les Paroles de son Maître, mais est-ce bien Lui ?

Il lance alors un défi à Jésus : il sait très bien que personne, pas même un pêcheur, ne peut marcher sur les eaux.  « Si c’est bien Toi, ordonne-moi de venir vers Toi sur l’eau ! » Quelle foi ! Qui d’autre que lui aurait osé ? Faut-il qu’il tienne à son Maître pour Lui faire une telle confiance !

« Viens !» répond Jésus

Pierre descend de la barque et marche sur les eaux vers Jésus. Mais voyant le vent fort, il a peur et commence à s’enfoncer. C’est alors un cri de foi : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendant la main le saisit et lui dit : « Homme de petite foi (oligopisté: oligopistepensez aux oligoéléments pour se soigner en douceur !) : pourquoi as-tu douté ? »

Montés dans la barque, le vent tombe et ceux qui étaient dans la barque se prosternent et font cette première profession de foi : « Vraiment, Tu es le Fils de Dieu ! »

Profession de foi envers Celui qui a calmé les vents contraires ? Qui a marché sur les eaux ? En effet, qui peut défier ces éléments sinon Dieu seul.

Profession de foi envers Celui qui, par ses Paroles, réconforte et sauve des eaux de la mort.

« Confiance ! » : Attention de Jésus pour ses disciples qu’Il a envoyés seuls dans la barque sur les flots tourmentés.

« Moi, Je suis ! » : Nom de Dieu Lui-même donné à Moïse au buisson ardent. (Ex 3,14)

« N’ayez pas peur ! » : Comme à chaque manifestation, l’intervention de Dieu fait naître une crainte révélant une distance que Dieu ou son messager est obligé d’apaiser.

 

Qu’en est-il de nous ?  De la sensation d’être seuls pour passer sur l’autre rive, alors que Dieu semble bien absent dans notre barque ou celle de l’Eglise ! Lorsque les vents sont contraires et qu’il nous faut peiner dur à travers les divers aspects de nos vies, touchés par les évènements mondiaux, politiques, économiques, mais aussi familiaux de nos proches ou personnels : maladies physiques ou psychiques, affectives ou spirituelles. Souvenons-nous alors des paroles du Christ aux disciples : « Confiance ! Je suis là ! N’aie pas peur ! » Et lorsque s’intensifient les épreuves et que nous oscillons alors, comme Pierre, entre la foi et le doute, lançons comme lui ce cri de foi : « Seigneur ! Sauve-moi ! »

« Viens ! » nous dira-t-Il encore : tu n’en es qu’à la fin de la nuit. Je suis là avec toi dans la barque de l’Eglise. Elle te mènera avec moi sur l’autre rive.

 

AMEN !

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Commentaires

Le 10/08/2008 à 15:17, par CHERCHEUSE
c'est 1 très belle homélie sur la confiance que l'on a ou pas envers DIEU ! mais n'empêche lorsque les épreuves sont là, q'on ne trouve pas forcèment de solution et qu'on garde malgré tout notre confiance envers DIEU et que notre cri a été poussé vers DIEU, où se trouve la solution ? je suis perplexe devant le dernier paragraphe, l'autre rive, c'est au moment de notre mort ou lorqu'on trouve une solution à notre souffrance ?
Bien fraternellement
Chercheuse.

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