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Homélie 22ème Dimanche ordinaire. A . 30-31 Août 2008

Par Guy :: 28/08/2008 à 11:46 :: Homelies

HOMELIE  22ème Dimanche Ordinaire. Année A. 30-31 Août 2008

18h30 et 11h St Lubin- Mt 16,21-27.

 

« Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera » Mt 16, 25

 

Ces paroles de Jésus ont quelque chose de radical qui peut faire peur : comment les comprendre sans les édulcorer ? Tout d’abord, il convient comme toujours de regarder le vocabulaire que Jésus utilise. « Sauver sa vie » : de quelle vie s’agit-il ? Jésus utilise le mot “psuchè” qui désigne d’abord le souffle, mais aussi le siège des sentiments, des désirs, des affections ou aversions ; également l’intelligence, l’esprit et enfin l’âme, principe d’animation d’une personne qui diffère du corps et n’est pas détruite par la mort. Il n’emploie pas le mot vie, “zoè”, qui désigne la vie physique et aussi l’existence comme lorsqu’Il répond à Thomas : « Moi Je suis le Chemin et la Vérité et la Vie ».Jn 14,6. Jésus ne demande donc pas de mépriser la vie, de façon morbide ou masochiste, car elle est don de Dieu. Il invite au contraire à « choisir la vie »  comme Moïse invitait déjà son peuple à le faire en observant tous les commandements de la Loi donnée par Dieu qui devaient conduire au vrai bonheur. Cf. Deutéronome 30, 15-19.

Pour y arriver, ce n’est pas facile : nous avons tous en nous un “instinct de conservation” précisément de la vie qui nous protège des dangers qui la guettent et surtout, qui nous est bien utile pour nous pousser là où nous ne le souhaiterions pas toujours. Par exemple, nous le ressentons davantage en cette reprise d’année, Il faut bien se lever tôt pour aller à l’école ou au travail ; la nuit, auprès d’un bébé qui pleure. Il faut bien s’investir dans l’éducation des enfants : cela comporte toujours un effort d’acquisition de bonnes habitudes (que l’on appelle vertus), et de correction des mauvaises (que l’on appelle défauts). Il faut parfois modifier ses loisirs pour veiller sur un malade ou sur une personne âgée. Plus encore, si l’on veut soutenir une cause juste et bonne, il faut se donner sans compter, parfois au risque de sa santé et même de sa vie.

Cela ne va pas sans renoncement à notre “ego”, notre “moi”, dans la mesure où il est centré sur lui-même: « Moi, moi et encore moi et toujours moi ! » Vous serez surpris, si vous y êtes attentifs, de découvrir dans la journée ou simplement au cours d’une conversation, le nombre de fois où vous direz ou bien où vous entendrez dire : “Moi je…”. Cet “Ego” vit pour lui-même et ne considère les autres, et Dieu Lui-même, qu’en fonction de lui-même. Prendre notre croix, c’est prendre part à ce combat contre la mauvaise tendance de notre ego. Il a pour allié le monde présent qui sollicite sans cesse ses intérêts, l’entretient, le flatte, l’enferme sur lui-même au détriment d’autres comportements soucieux du bien des autres et conformes à l’Evangile.

 Qui veut sauver sa « psuchè », son principe vital, doit “se transformer en renouvelant sa façon de penser et en ne prenant pas pour modèle le monde présent” écrivait St Paul aux romains (Rm 12,2) dans la lettre que nous venons d’entendre.

Au plus profond de mon être, sanctuaire de Dieu, n’y a-t-il pas ce désir de trouver ma “psuchè”, mon principe vital qui est Dieu Lui-même ? Ce Dieu qui m’invite à entrer en relation, en alliance avec Lui et avec toute personne. Il m’a donné son Esprit. Alors, « Choisis la vie » nous redit Jésus, et tu trouveras la vie, la vraie !

 

         AMEN !

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Homélie 21ème Dimanche ordinaire. A . 24 Août 2008

Par Guy :: 23/08/2008 à 11:31 :: Homelies

HOMELIE  20ème Dimanche Ordinaire. Année A. 24 Août 2008

18h30 et 11h St Lubin- Mt 16,13-20.

 

Profession de foi de Pierre

 

« Heureux es-tu, Simon, fils de Jonas, ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux… ». Voilà une béatitude adressée à Pierre dans une forme expressive tout à fait sémitique. La “chair et le sang” désigne l’homme tout entier considéré dans sa faiblesse naturelle. Le livre de l’Ecclésiastique écrit : « Comme le feuillage sur un arbre touffu tantôt tombe et tantôt repousse, ainsi les générations de chair et de sang: les uns meurent et les autres naissent. » Si 14,18   Au moment de son agonie, Jésus dira à ses Apôtres sous forme de constat « L’esprit est prompt, mais la chair est faible » Mt 26, 41. Il leur demande alors de prier. Paul, à propos de la résurrection, écrira aux Corinthiens : « Je l'affirme, frères: la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu, ni la corruption hériter de l'incorruptibilité. » 1 Cor 15, 50.

                  Cette condition humaine, fragile, versatile, pécheresse, n’empêche pas le Père de révéler à Pierre (Apocalypse : Apekaluyen, lever le voile) sa lumière et de le faire choisir par son Fils comme assise de son Eglise à venir. Pourtant, Jésus n’hésitera pas à le traiter de “satan” (terme hébreu qui signifie “ennemi, adversaire, accusateur) car Pierre, quelques moments après sa profession de foi et quand Jésus annonce pour la première fois sa Passion, sa mort et sa résurrection, devient un « obstacle (scandalum) aux pensées qui ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes »  Mt 16, 23.

                   Nous percevons là, à travers la personne de Simon (qui signifie : “[Yah] a entendu”), fils de Jonas combien l’Eglise reste une réalité à la fois profondément humaine et totalement divine, non fondée par les hommes mais donnée par Dieu. Il s’engage envers elle et envers ses chefs, les papes que sont les successeurs de Pierre, à la protéger jusqu’à la fin des temps. L’histoire nous montre qu’elle ne sera pas épargnée par les troubles et les scandales de ses chefs mêmes. Elle traversera en effet de sombres périodes, manifestant la fidélité de Dieu à sa promesse, lui permettant de tenir bon. A ces moments-là précisément, Dieu n’a-t-Il pas suscité nombre de saintes et de saints qui ont permis à l’Eglise de continuer sa mission ? Ste Catherine de Sienne, St Charles Borromée, St François de Sales pour n’en citer que quelques-uns. Il y a aussi, Dieu merci, nombre de successeurs de Pierre qui seront de saints pasteurs et tout particulièrement ces derniers temps.

                   Malgré sa faiblesse ou peut-être en raison d’elle, et aussi grâce à sa foi ardente et profonde, Pierre reçoit le pouvoir de “lier et délier”. Dans la Bible, ce pouvoir est confié à une autorité qui interdit ou permet, qui exclut ou accueille, qui interprète les Ecritures. Elle s’exerce d’habitude de façon collégiale : « Les grands prêtres et les scribes » disent souvent les évangélistes lorsqu’une décision importante est prise. Et en Matthieu 18, verset 18, Jésus donne ce pouvoir à tous les disciples, ainsi qu’au soir de Pâques, pour le pardon des péchés : Jn 20, 23.       

                   Rendons grâce au Père de nous avoir fait cet immense cadeau qu’est l’Eglise. Fragile et indestructible, elle est la barque qui permettra à notre monde de passer sur l’autre rive, malgré les vents contraires, entendions-nous dimanche dernier. Même s’il nous vient à souffrir de la part de ses membres ou de ses institutions, ne l’abîmons pas par des jugements qui pourraient se retourner contre nous-mêmes, mais travaillons à la rendre plus sainte, plus à l’image de son Seigneur.  Acceptons les critiques qui viennent de l’extérieur, parfois fondées mais souffrant souvent d’un manque d’informations objectives. Eclairons alors ceux qui les formulent en nous renseignant nous-mêmes. Il y a des sujets brûlants et récurrents comme les croisades, l’Inquisition ou l’affaire Galilée qui ont besoin d’être sérieusement documentées et resituées historiquement et non idéologiquement ; souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps, du Da Vinci Code qui a fait long feu mais en a déstabilisé beaucoup.

                   Enfin, cherchons l’unité entre chrétiens autour de Jésus en étant fidèle à ses enseignements et en les mettant en pratique, dans la charité.

         AMEN !

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Homélie 20ème Dimanche ordinaire. A . 17Août 2008

Par Guy :: 16/08/2008 à 15:45 :: Homelies

HOMELIE  20ème Dimanche Ordinaire. Année A. 17 Août 2008

9h30 Ste Bernadette- Mt 15, 21-28.

 

La Cananéenne

 

Attitude surprenante, sinon choquante, que celle de Jésus dans ce passage d’Evangile ! Que signifie-t-elle ?

         Jésus se rend vers la région de Tyr et Sidon, terre de Canaan, terre païenne s’il en est, où les dieux Baal et Moloch sont adorés. Il semble qu’Il n’y séjourne pas puisque la Cananéenne en vient et le rejoint pour le supplier en criant de guérir sa fille tourmentée par un démon : « Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! » Première invocation que notre liturgie chrétienne a adoptée : « Kyrie eleïson ».

Jésus l’ignore. Les disciples interviennent : « Donne-lui satisfaction » (mot à mot : « libère-la »). Réponse étonnante de Jésus, presque sectaire : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël. »

La Cananéenne insiste : « Seigneur ! Viens à mon secours ! » Deuxième invocation, également reprise par notre liturgie. Alors Jésus s’adresse à elle de façon quasi méprisante : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. » Loin de s’offusquer, elle le reconnaît mais, avec beaucoup d’aplomb, elle retourne à Jésus l’image qu’Il a prise en le forçant par sa logique très réaliste : «  C’est vrai, Seigneur ! Mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leur maître »

Jésus lui déclare alors, avec une admiration sans limite : « Femme, ta foi est grande ! » (“mégalè” : megalh ; la semaine dernière, nous avions “oligo”, oligo, petite, pour la foi de Pierre lorsqu’il s’enfonçait dans la mer). Et Jésus l’exauce.

 

         Que veut nous apprendre ce très beau récit fait de ce dialogue déconcertant de Jésus avec une païenne ?

         Bien sûr, il nous exprime la grande foi en la personne du Seigneur, Fils de David. Elle n’est pas simplement suscitée par l’espoir de la guérison de sa fille par cet homme dont la réputation s’est répandue au-delà de la Terre Sainte. La cananéenne reconnaît et se soumet à l’ordre de l’histoire sainte, telle qu’elle est présentée dans la foi juive. Dieu a d’abord choisi un peuple non pas parce qu’il était le plus nombreux mais pour l’aimer. (Dt 6,7-8) Il montrera ainsi de façon concrète, malgré les infidélités de ce peuple, jusqu’où vont son amour et sa fidélité. Paul ne dit pas autre chose dans la lettre aux Romains que nous lisons ces dimanches : « Le don de Dieu et son appel sont irrévocables » Rm 11, 29. Mais cette élection va s’étendre à tous les peuples. Isaïe déjà l’annonçait dans la première lecture parlant des étrangers qui auraient le Temple pour “maison de prière pour tous les peuples”.

         L’attitude déconcertante de Jésus reflète les tensions qui existaient au sein des premières communautés chrétiennes. Fallait-il, pour être chrétien, être de race juive ? Fallait-il observer la Loi de Moïse jusque dans ses plus petites prescriptions ? Ou bien, la foi totale au Christ et envers le peuple de Dieu, comme celle de cette Cananéenne ou du centurion romain, était-elle suffisante ?

         Jésus veut montrer qu’il se situe bien dans la fidélité au dessein de son Père et en même temps, grâce à la grande foi de ces païens, Il annonce, en admirant leur foi, leur accès à la Nouvelle Alliance offerte à tous les peuples. L’Eglise naissante a été affrontée à ce dilemme. Elle a choisi, à la suite de son Maître et des réflexions théologiques de St Paul, non sans hésitations et luttes internes, d’accueillir les païens, « tous les hommes étant enfermés dans la désobéissance [opposition à Dieu] afin que Dieu fasse miséricorde à tous »  Rm 11,32.

         Que le Seigneur nous donne la grande foi de la Cananéenne qui puisse crier vers Lui lorsqu’il y a urgence pour nous ou pour autrui.

Qu’Il nous aide à entrer dans ses desseins, révélés au peuple de la première Alliance (d’où l’importance de connaître la Bible) et qu’Il veut partager avec tous les hommes.

Enfin, qu’Il nous rende accueillant à tous ceux qui frappent à la porte de nos communautés.

         AMEN !

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Icône de la Dormition

Par Guy :: 15/08/2008 à 17:18 :: Général


Tableau de la Dormition, dans l'église syriaque de Dyarbakir, en Turquie Kurde, le 18.07.2008
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Marie "s'endort" au milieu des Apôtres. Dans la mandorle, espace divin, son Fils Jésus accueille son âme.

Homélie ASSOMPTION 15 Août 2008

Par Guy :: 14/08/2008 à 16:08 :: Homelies

HOMELIE  ASSOMPTION 15 Août 2008

9h30 Ste Bernadette - 11h St Lubin- Lc 1, 39-56

 

A ma connaissance, il n’existe pas de créature humaine qui soit aussi humble et aussi vénérée que la Vierge Marie. Outre le “Magnificat”, merveilleux cantique que nous venons d’entendre et qui est repris à chaque office de vêpres par des milliers de personnes, laïcs, prêtres, religieuses ou religieux, je n’ai relevé que cinq paroles de Marie dans les Evangiles.

         Marie la servante, disponible au dessein de Dieu, qui veut devenir l’un d’entre nous, en tout point semblable, hormis le péché. Elle cherche, comme pour l’aider, à connaître par quel moyen va se réaliser ce projet : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme » Lc 1, 34. Une fois éclairée par l’ange, elle donne un oui total : « Voici la servante du Seigneur : que tout se passe pour moi comme tu l’as dit ! » Lc 1, 38.  Marie permet ainsi à Dieu de réaliser ce Mystère de l’Incarnation, où son Fils demeure pleinement Dieu, tout en devenant pleinement homme. St Paul écrira ainsi aux Galates : « Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né de la femme, né sujet de la Loi, afin de racheter les sujets  de la Loi, afin de nous conférer l’adoption filiale » Ga 4, 4-5. En cela, elle est déjà notre mère.

         Marie louant son Seigneur : Le cantique du Magnificat est entièrement centré sur Dieu et ce qu’Il réalise en elle.

         Marie ne s’évadant pas de notre condition humaine. Non seulement elle évolue dans un monde violent qui a ses propres lois (massacre des saints innocents, passion de son Fils), mais elle éprouve en elle questionnements, angoisses : Lorsqu’elle retrouve Jésus au Temple après deux jours de recherche : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! Ton père et moi, nous te cherchons, angoissés ! - « Pourquoi me cherchiez vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? » » Lc 2, 48-49. Luc nous rapporte qu’ils ne comprirent pas la réponse de Jésus. Cette incompréhension se poursuivra plus tard au sein de sa famille, lorsque Jésus aura commencé sa prédication : « Sa mère et ses frères arrivent et, se tenant dehors, ils le firent appeler. Il y avait une foule assise autour de lui et on lui dit: "Voilà que ta mère et tes frères et tes soeurs sont là dehors qui te cherchent." Il leur répond: "Qui est ma mère? Et mes frères ?"  Et, promenant son regard sur ceux qui étaient assis en rond autour de lui, il dit: "Voici ma mère et mes frères.  Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là m'est un frère et une soeur et une mère." » Mc 3, 31-35

                  Marie, attentive aux besoins des hommes et sûre du pouvoir de son Fils. A Cana, s’adressant à Jésus : « Il n’ont plus de vin » A la réponse étonnante de Jésus : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore arrivée ». Elle poursuit, assurée : « Tout ce qu’Il vous dira, faites-le » Jn 2, 2-5.

                   Marie, compatissante. Quand l’heure de son Fils est venue, elle est là, impuissante au pied de la Croix : « Jésus donc voyant la mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à la mère: " Femme, voici ton fils."  27 Puis il dit au disciple: "Voici ta mère." Jn 19, 26-27.

                   Marie présente à l’Eglise naissante. Elle est assidue à la prière avec les Apôtres, de quelques femmes et des frères de Jésus. Elle se trouvera avec eux, tous ensemble, à Pentecôte pour recevoir le don de l’Esprit Saint qu’elle avait déjà accueillie en elle à l’Annonciation. Ac 1, 14 et 2,1.  

                  Oui, Marie, humble servante « bénie entre toutes les femmes… Toutes les générations te diront bienheureuse »

                   Voici ma prière. Marie, Toi la Femme, n’es-tu pas celle que nous présentait l’Apocalypse, mettant au monde un enfant mâle qui doit mener toutes les nations… ? N’es-tu pas celle qui reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert ? N’es-tu pas celle que la Tradition nous présente s’endormant au milieu des Apôtres pour être enlevée au ciel comme quelques grands personnages de la Bible : Hénoch, le patriarche, enlevé, car « il suivait les voix de Dieu » Gn 5,23. Elie le prophète, qui monta au ciel dans la tempête sur un char de feu : 2 Roi 2, 11 ; peut-être Moïse, qui mourut face à la Terre Promise et dont on ne retrouva jamais la tombe : Dt 34, 6.

                  Marie, tu es aussi notre mère ; tu es présente à nos côtés et tu veux nous élever vers ton Fils, maintenant et à l’heure de notre mort,    AMEN !

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Homélie 19ème Dimanche Ordinaire Année A. Mt 14, 23-33. 10 Août 2008

Par Guy :: 09/08/2008 à 15:33 :: Homelies

HOMELIE  19ème Dimanche Ordinaire. Année A. 10 Août 2008

11h St Lubin- Mt 14, 22-33

 

Jésus vient de multiplier les pains. Joie et fierté des disciples de suivre un tel Maître. Mais Celui-ci les contraint à monter dans la barque, seuls, sans Lui, et à Le précéder sur l’autre rive. Lui prend de la distance envers cette foule qu’Il a nourrie qui ne veut plus le quitter. Il gravit la montagne, à l’écart, pour prier, comme Elie dans le silence de la solitude, cœur à cœur avec Dieu.

Les disciples sont loin du rivage ; c’est la nuit ; le vent est contraire et la barque est “tourmentée” (dit le texte)  par les vagues : que c’est dur, sans Lui, de passer sur l’autre rive !

Au petit matin (quatrième veille de la nuit), Jésus, bravant les vents contraires, vient vers eux « marchant sur les eaux ». C’est un défi pour la raison humaine. Une peur incontrôlable les envahit devant l’irréel : « C’est un fantôme ! ». Il faut bien nommer ce phénomène, pour conjurer la peur, même si la réalité est tout autre, et les disciples de se mettre à crier.

Jésus leur parle : « Confiance ! Moi, Je suis ! N’ayez pas peur ! ». Pierre entend ces Paroles, malgré le vent : elles résonnent en lui comme les Paroles de son Maître, mais est-ce bien Lui ?

Il lance alors un défi à Jésus : il sait très bien que personne, pas même un pêcheur, ne peut marcher sur les eaux.  « Si c’est bien Toi, ordonne-moi de venir vers Toi sur l’eau ! » Quelle foi ! Qui d’autre que lui aurait osé ? Faut-il qu’il tienne à son Maître pour Lui faire une telle confiance !

« Viens !» répond Jésus

Pierre descend de la barque et marche sur les eaux vers Jésus. Mais voyant le vent fort, il a peur et commence à s’enfoncer. C’est alors un cri de foi : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendant la main le saisit et lui dit : « Homme de petite foi (oligopisté: oligopistepensez aux oligoéléments pour se soigner en douceur !) : pourquoi as-tu douté ? »

Montés dans la barque, le vent tombe et ceux qui étaient dans la barque se prosternent et font cette première profession de foi : « Vraiment, Tu es le Fils de Dieu ! »

Profession de foi envers Celui qui a calmé les vents contraires ? Qui a marché sur les eaux ? En effet, qui peut défier ces éléments sinon Dieu seul.

Profession de foi envers Celui qui, par ses Paroles, réconforte et sauve des eaux de la mort.

« Confiance ! » : Attention de Jésus pour ses disciples qu’Il a envoyés seuls dans la barque sur les flots tourmentés.

« Moi, Je suis ! » : Nom de Dieu Lui-même donné à Moïse au buisson ardent. (Ex 3,14)

« N’ayez pas peur ! » : Comme à chaque manifestation, l’intervention de Dieu fait naître une crainte révélant une distance que Dieu ou son messager est obligé d’apaiser.

 

Qu’en est-il de nous ?  De la sensation d’être seuls pour passer sur l’autre rive, alors que Dieu semble bien absent dans notre barque ou celle de l’Eglise ! Lorsque les vents sont contraires et qu’il nous faut peiner dur à travers les divers aspects de nos vies, touchés par les évènements mondiaux, politiques, économiques, mais aussi familiaux de nos proches ou personnels : maladies physiques ou psychiques, affectives ou spirituelles. Souvenons-nous alors des paroles du Christ aux disciples : « Confiance ! Je suis là ! N’aie pas peur ! » Et lorsque s’intensifient les épreuves et que nous oscillons alors, comme Pierre, entre la foi et le doute, lançons comme lui ce cri de foi : « Seigneur ! Sauve-moi ! »

« Viens ! » nous dira-t-Il encore : tu n’en es qu’à la fin de la nuit. Je suis là avec toi dans la barque de l’Eglise. Elle te mènera avec moi sur l’autre rive.

 

AMEN !

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Homélie 18ème Dimanche Ordinaire Année A. Mt 14, 13-21. 3 Août 2008

Par Guy :: 02/08/2008 à 12:24 :: Homelies

HOMELIE  18ème Dimanche Ordinaire. Année A. 3 Août 2008

9h30 Ste Bernadette- Mt 14, 13-21

 

La multiplication des pains.

 

Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi … gratuitement ?

 

Dans notre monde, tout s’achète, tout se vend,

Tout s’acquiert en payant.

Dans le Royaume, Il donne gratuitement, largement.

 

Les textes de ce dimanche l’illustrent de façon éclairante.

Isaïe 55, 1-3 l’annonçait :

« Vous tous qui avait soif, venez, voici de l’eau !

Venez sans argent, sans rien payer…

Mangez de bonnes choses…

Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Ecoutez et vous vivrez !

Je ferai avec vous une alliance éternelle… »

 

Ce qu’Isaïe avait annoncé, Jésus l’accomplit. Traversant la mer, Il se rend au désert, suivi à pied par une foule. Cela ne vous fait-il pas penser à un personnage de la Bible qui a traversé la Mer, suivi de son peuple pour le conduire au désert ?

Il y recevra une nourriture venant du ciel, une eau jaillissant du rocher ; il sera invité à faire alliance avec le Dieu qui l’a choisi par amour.

Jésus, nouveau Moïse, a été suivi par une foule qui a soif de l’écouter et de vivre;

Il en guérit les infirmes, faisant œuvre de re-création comme seul Dieu peut le faire.

Il nourrit cette foule de cinq mille hommes sans compter les femmes et les enfants, comme seul Dieu peut le faire.

Il le fait au cœur d’une prière qui est devenu celle de la consécration lors de nos Eucharisties.

Il le fait par l’intermédiaire de ministres, ses disciples, qui donne à manger à la foule.

Il le fait abondamment et Il demande que l’on ramasse les morceaux qui restaient, 12 corbeilles, sans doute pour annoncer l’Eglise à venir fondée sur les 12 Apôtres qui recevront la mission de donner le Corps du Seigneur.

 

Dieu donne sans compter mais Il attend de nous une chose : venir à Lui ; l’écouter ; croire en Lui, humblement, comme un enfant fait confiance à ses parents. Alors, Il peut faire Alliance avec nous et nous faire vivre, quelques soient les évènements heureux ou douloureux de notre vie. St Paul l’a magnifiquement exprimé dans la deuxième lecture de ce jour : « Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? Rien ! » Son amour est offert gratuitement : il suffit de l’accueillir.

 

C’est ce que nous vivons dans chaque Eucharistie lorsque nous venons à Lui, que nous l’écoutons et le recevons en nous dans un cœur, une intelligence et une volonté confiantes en Lui.

 

Que l’Esprit-Saint nous aide à en avoir les dispositions.

 

AMEN !

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