Homélies, photos et évènements
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HOMELIE 12ème Dimanche Ordinaire.
B
11h St Lubin – 1ère
Communion des petits enfants
21 Juin 2009
Voilà
un évènement qui va nous faire mieux connaître qui est Jésus. Emmené par les
disciples dans une barque, Jésus va affronter une tempête terrible. Les disciples,
malgré leur expérience de la mer sont morts de peur. Jésus pourtant est là,
dans la barque avec eux, mais Il
dort ! C’est comme s’Il était
absent. Ils le réveillent ; Jésus alors interpelle le vent et la mer et
aussitôt, il se fait un grand calme.
Qui est-Il donc ce Jésus ? Il commande au vent et à
C’est
vrai que parfois dans des situations difficiles, nous avons l’impression, comme
les disciples, que Jésus dort ; qu’Il est absent ou ailleurs ; que
Dieu est loin. Pourtant, quoiqu’il
arrive, Il est à nos côtés et les forces du mal n’auront jamais le dernier mot.
Il les a vaincues une fois pour toutes en donnant sa vie par amour pour nous
sur
Comment
ne pas le remercier, tout particulièrement en ce jour où beaucoup d’entre vous
vont le recevoir pour la première fois. Venons le recevoir tous les dimanches
et alors, non seulement nous goûterons sa présence, mais Il nous aidera jours
après jours, à ne pas centrer notre vie sur nous-mêmes [et moi et moi et moi et
toujours moi…] mais sur Lui et sur les autres [et Toi et toi et toi, et encore
toi…]. De communions en communions, sa place grandira dans notre cœur et même
si les tempêtes surviennent, nous le trouverons là, à nos côtés, pour les
traverser, et nous resterons toujours avec Lui.
AMEN !
HOMELIE
Fête du Sacré-Coeur.
9h15 Forme extraordinaire St Lubin – 21 Juin 2009 – Jn 19, 31-37
La
Fête du Sacré-Cœur de Jésus prend son origine dans le très beau texte de
l’Evangile de St Jean que nous venons de proclamer. Pourquoi est-il
le seul à relater le percement du côté du Christ sur la Croix alors que
Celui-ci venait d’expirer ?
St Jean lui-même en donne une
raison : l’accomplissement des Ecritures authentifiant la
mission du Christ et sa mort, approuvée par Dieu, alors même qu’elle restait
pour tous le signe évident que Dieu l’avait abandonné. « Aucun de ses os ne sera brisé » :
composition du Ps 34,21 et d’Exode 12,46. Et l’autre citation
biblique : « Ils
regarderont vers celui qu’ils ont transpercé »
Zacharie 12,10.
Une
deuxième raison porte sur la réalité de la mort de Jésus. Pour les
juifs, le corps de l’homme est constitué de sang et d’eau : l’effusion de
ces deux éléments dit bien que Jésus est mort. Et donc, sa résurrection n’est
pas un retour à la vie, mais bien l’entrée dans une nouvelle vie.
Une
autre raison, propre à St Jean, manifeste le don de l’Esprit-Saint,
comme au Baptême : Eau et Esprit sont intimement liés « Nul s’il ne naît d’eau et d’Esprit, ne peut
entrer dans le Royaume de Dieu » (Jn 3, 5) cf. aussi
Jn 7, 38-39 et 1 Jn 5, 6-8.
D’autres
encore interprètent le fait en y voyant un sens symbolique :
l’eau, le Baptême ; le sang, l’Eucharistie.
Enfin,
et pour m’arrêter là, d’autres y voient la naissance de l’Eglise :
du côté de Jésus, le Nouvel Adam, naît l’Eglise, la nouvelle Eve.
Nous voyons combien la réalité de ce
récit peut receler de richesse et il n’est pas surprenant que dès le XIIIème
siècle, la contemplation de ce passage de la Passion et de la Mort du Sauveur
ait suscité un profond mouvement envers le Cœur ouvert à l’infini de Notre Seigneur.
Ce mouvement spirituel prit de
l’ampleur grâce à St Jean Eudes dès le 20 Octobre 1672, première fête
liturgique de cœur de Jésus ; puis il fut relayé par une religieuse
visitandine de Paray-le-Monial,
Dans le langage biblique, le cœur
désigne la personne humaine tout entière, évoquant davantage
l’intelligence, la mémoire, la volonté et même le courage. (Souvenez-vous de la
tirade du Cid : « Rodrigue, as-tu du cœur ?... ») .
Pour Ste Marguerite-Marie, le cœur de Jésus, c’est l’amour infini, mystérieux
dont Dieu nous aime ainsi que le don par lequel cet amour devient nôtre. Pour
elle et ses successeurs, « l’amour n’était pas aimé »
et il fallait réparer ce manque par une dévotion plus grande envers Jésus.
Le culte du Sacré-Cœur sera approuvé
par Clément XIII en 1765, presque cent ans après, et célébré le Vendredi qui
suit la Fête du Corps et du Sang du Christ, ou Fête-Dieu. Léon XIII consacra le
monde au Sacré-Cœur de Jésus en 1899. Aujourd’hui, après un temps de
désaffection, son culte connaît un renouveau, tout particulièrement autour des
sanctuaires de Montmartre et de Paray-le-Monial, mais aussi, sous une forme
nouvelle, dans la dévotion à la Miséricorde divine, que Sr Faustine, décédée en
1938 à 33 ans, exprimé et qui se développe dans le monde entier, en particulier
à Rambouillet dans le groupe de prière qui porte son nom.
Que la contemplation du côté ouvert de
Jésus, en nous faisant puiser à la source du don de l’Esprit-Saint, reçu à
notre Baptême et notre Confirmation, ainsi que dans le Pain de la Parole et dans
le Pain de Vie accueillis dans l’Eucharistie, fasse, comme l’exprimait si bien
St Paul, « …grandir en nous l’homme
intérieur en sorte que le Christ habite dans nos cœurs par la foi, pour
que nous soyons enracinés et fondés dans l’amour… ».
Ep 3, 16-17
AMEN !
HOMELIE FETE du CORPS et du SANG du
CHRIST. B
9h30 et 18h30
Homélie
largement empruntée à un article du
[Lors
du dernier repas, le Christ a dit : « Ceci est mon Corps, ceci est
mon Sang » et ses disciples Lui ont fait confiance.
Depuis cette
date, l’eucharistie est devenue la source
et le sommet de toute évangélisation, l’acte central de la vie de
l’Eglise.
Et, lorsqu’à la Réforme, bon nombre
Paradoxalement, l’accent mis sur cette
présence réelle du Christ à l’eucharistie risque parfois d’avoir, ce qu’on ose
appeler un effet pervers : celui de faire oublier d’autres paroles même du
Christ quand Il s’identifie à ses frères humains : « J’avais faim et vous
m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un
étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous
m’avez visité, prisonnier et vous êtes venu me voir ». (Mt 25,
35-36)
Autant ceux qui négligeraient l’importance
de la présence du Christ au repas de la messe se priveraient d’une richesse
essentielle, autant ceux qui oublieraient cet autre type de présence non moins
réelle du même Christ dans « le plus petit de ses frères » passeraient
à côté d’un aspect non moins essentiel de l’Evangile.
On en vient à regretter que ce terme de
présence réelle ne soit réservé qu’à l’hostie consacrée. Car la vérité de sa
parole est la même quand Il dit : « Ceci est mon Corps » que
lorsqu’Il dit : « Ce que vous avez fait à l’un de ces
petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait »…
Il s’ensuit qu’adorer le Christ dans
l’Eucharistie sans Le servir dans mon frère est au moins un non-sens, au pis
une hypocrisie.
On trouve dans les récits des Pères du
désert, cette phrase d’un auteur hélas anonyme : « Quand tu te tiens en prière et qu’un frère te demande à boire,
quitte ton oraison et donne-lui à boire. Le Dieu que tu sers est plus sûr que
celui que tu pries ».
Il y a encore d’autres modes de présences
réelles que le Christ nous a apprises. « Quand deux ou trois sont réunis en
mon Nom, Je suis là au milieu d’eux » (Mt 18,20) ; « Qui
accueille en mon nom un enfant comme celui-là, m’accueille moi-même »
Mt 18, 5.]
En cette Fête du Corps et du Sang du
Christ, adorons Celui qui se manifeste vivant et réellement présent à nous,
dans sa diversité, jusqu’à la fin des temps pour qu’Il nous conduise à aimer et
servir nos proches.
AMEN !
HOMELIE Dimanche de
18h30 Ste Bernadette- 7 Juin 2009
Beaucoup
d’hommes et de femmes croient en Dieu, même si les matérialismes et
rationalismes de tout bord résistent aux questions fondamentales, comme : « D’où vient notre univers ? Où
va-t-il ? Quel sens donner à nos existences quand des tragédies viennent
les interromprent brutalement comme nous en avons été témoins ces
jours-ci …» Et tant d’autres questions qui interrogent le cœur et
l’esprit de l’homme.
Bien des peuples ont essayé de donner des
réponses à ces questions et de multiples cultes et courants religieux sont
apparus avec leur cortège de divinités. La première lecture de la Messe
d’aujourd’hui (Dt 4, 32-34.39-40) révèle, par la voix de Moïse, qui est ce Dieu
qui vient à la rencontre des hommes pour les libérer de leur esclavage et les
conduire à
Par son
enseignement et son comportement, Jésus vient confirmer cette foi en un Dieu
unique. Mais Il nous fait entrer dans son intimité. Dieu est amour. Comment aimer si l’on est seul ? Jésus se
révèle le Fils bien-aimé (Mt 3,17 ;
17,5), Celui que le Père aime parfaitement (Jn 3,35 ; 5,20) et dont Il est
parfaitement aimé (Jn 14,31). Cet amour
est l’Esprit Saint.
Mais comment
exprimer cette réalité divine ? L’Eglise
a créé un mot à partir du IIIème siècle : « Tri-unitas », Trinité, Trois en Un. « Trois bougies tellement unies
qu’elles ne donnent qu’une seule flamme, l’amour » Image que je tiens
du catéchisme de mon enfance pour approcher ce grand Mystère.
Ce qui est le plus mystérieux et le plus
merveilleux, c’est que nous sommes tous invités à entrer dans cette communion
d’amour : « … Baptisez-les au
nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit… ».
Que
nous prions tantôt l’un tantôt l’autre n’a pas d’importance ; cela
manifeste tout simplement que notre esprit peine à saisir ce mystère d’amour
dans sa totalité. Notre prière au Père est davantage filiale ; celle au Fils est plus fraternelle et celle à l’Esprit-Saint est sans doute plus “opérationnelle”, lui demandant d’agir
en nous par les sept dons qui le caractérisent et qui nous font aimer en vérité
et devenir des fils qui crions : « Abba ! Papa ! ».
Mais
l’essentiel est de prier et d’entrer dans cet espace d’amour dans lequel nous
sommes invités.
Bonne
Fête de
AMEN !
HOMELIE de Pentecôte. Année B
9h 30
“Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du
Père...” Jn 15, 26
Qui est ce “Défenseur, l’Esprit de vérité qui procède du Père” ?
Défenseur n’est pas un arrière d’une équipe de foot ! En grec, c’est le
“Paraclet” de “para” (para) [qui signifie “à côté”, comme parabole, un récit que l’on jette,
“ballo”, à côté de notre vie pour en découvrir le sens] et de “clètos” qui signifie “appelé” et qui
vient du verbe “kaléo” (kalew) appeler, convoquer, comme dans “ekklésia”, l’assemblée de ceux
appelés par le Christ qui constituent l’Eglise]. Le Paraclet est donc celui qui
est appelé à côté de nous [en latin, “ad-vocatus”] pour souffler notre défense.
Mais
de qui va-t-il nous défendre ? De trois ennemis.
D’abord,
le monde. Dimanche dernier, Jésus disait
aux disciples qu’ils n’étaient pas du
monde, mais qu’ils étaient dans le
monde. Pour définir le monde, on peut reprendre l’énumération de St Paul
dans la lettre aux Galates que nous venons d’entendre (excellent pour un bon
examen de conscience…) : ce qui est débauche, impureté, obscénité, idolâtrie,
magie, haines, jalousie, divisions, sectarisme, rivalités, beuveries,
gloutonnerie et autres choses du même genre : bref tout ce qui
déshumanise. Le Paraclet nous en défend et produit en nous des fruits : amour,
joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi… L’esprit
du monde agresse continuellement bien des aspects de la vie que les chrétiens
proposent ; la dérision, l’hostilité, la haine et le mensonge sont ses
armes. Mais les saints, comme Jésus face à ses adversaires, ont souvent
désarmés leurs accusateurs par une sagesse inspirée. Ainsi
Le deuxième ennemi, c’est nous-même, lorsque nous nous laissons aller à nos pulsions et
notre égocentrisme, mais aussi, au mépris ou rejet de nous-mêmes, parce que
nous n’acceptons pas nos limites, nos imperfections ; que nous nous sommes
fait une trop haute idée de nous-même, qui ne correspond malheureusement pas à
la réalité de ce que nous sommes. Là encore, le Défenseur produit en nous les
fruits de maîtrise de soi et d’humilité.
Enfin, le dernier ennemi, c’est Dieu ou plutôt, l’image que nous nous en faisons :
tantôt juge sévère et exigeant, tantôt “bon-papa gâteau” laissant un peu tout
faire. Le Paraclet nous guidera vers la
vérité toute entière. Il nous permettra d’entrer dans l’intelligence profonde
du Christ, de sa mission, de son don pour nous tous, de l’amour du Père qui
surpasse tout ce que l’on peut imaginer et donne sens à nos vies. L’achèvement
de l’œuvre du Fils se fait maintenant par l’Esprit-Saint. C’est Lui qui révèle
qui est vraiment Jésus et en révèle
AMEN !
HOMELIE
7ème Dimanche de Pâques B.
18h30 St Lubin 23 Mai
“Ils ne sont pas du monde de même que
moi je ne suis pas du monde »
Jn 17, 14.
Dans son
discours d’adieu à ses disciples, Jésus avant de passer de ce monde à son Père,
les confie à son Père. Il a accomplit sa mission qui était de veiller sur eux,
malgré la défection de Judas, (preuve qu’Il laissait bien ses apôtres libres de
Le suivre). A présent, les disciples, qui ont reçu le don de la Parole du Père,
vont continuer sa mission et porter cette Parole au monde. Cela ne va pas être
facile, car le monde les a pris en haine parce qu’ils ne sont pas du monde de même que Jésus n’est pas du
monde.
Que désigne donc
Jésus par “ le monde” ?
Sous la plume
Ce discours
d’adieu s’achève par une consécration.
Par sa mort et sa résurrection, Jésus devient le grand prêtre, arkihiéreus (arciereuV) par excellence
qui offre sa propre vie, afin que ses disciples soient également consacrés pour
offrir à leur tour leurs propres vies : c’est bien ce que nous sommes
invités à faire tous les jours en nous conformant aux paroles de l’Evangile.
Cette démarche profondément concrète et spirituelle, nous l’exprimons à la
Messe par l’AMEN qui clôt la grande
prière Eucharistique, lorsque le célébrant élève à la fois le Corps et le
Calice du précieux Sang du Christ:
« Par
Lui, avec Lui et en Lui,
à Toi Dieu le Père tout-puissant
dans
l’unité du Saint-Esprit,
tout
honneur et toute gloire
pour
les siècles des siècles. »
En nous unissant ainsi à Lui, en nous
préparant cette semaine à la fête de Pentecôte, « que la joie de Jésus soit
en nous et que nous soyons comblés de joie » selon sa prière,
AMEN !
HOMELIE
6èmeDimanche de PÂQUES. Année B
9h30
“Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres”
Jésus
a dit cette parole quelques heures avant sa mort sur la Croix : c’est dire
que c’est un peu comme son Testament. Mais n’y a-t-il pas quelque chose d’un
peu étonnant dans ce qu’Il demande ? Comment
peut-on “commander” “d’aimer” ? N’est-ce pas un peu
contradictoire ?
Aimer
ne suppose-t-il pas un élan, fait de désir, qui entraîne et engage une personne
dans sa liberté ? Peut-on aimer sur
commande ? Que veut donc dire Jésus ?
Et tout d’abord, qu’est-ce qu’aimer ? Notre langue française n’a qu’un mot pour
exprimer plusieurs réalités que d’autres langues ont su traduire. Pour ne
rester qu’en Europe: en anglais, “I like, I enjoy, I care for et I love” ;
en allemand, “Ich habe Gern, Ich habe Gefallen ou Ich liebe” ; en
espagnol : “ Te quiero, me gustas ou te amo”.
Aimer est un sujet si important qu’il
ne faut pas s’étonner que notre Pape
Il présente les trois mots qui désignent
les trois réalités de l’amour dans la Bible : éros, “ero"” (désir : en français, ce mot a pris une connotation
sexuelle : mais il exprime le plaisir, la joie de la vraie rencontre), philia
“filia” (amitié,
relation gratuite, plurielle…) et agapè
“agaph” (don de soi et accueil des autres, ou l’on cherche son bien, sa
réussite, son épanouissement, son bonheur partagé).
comme
moi ou ont un intérêt pour moi. Tu ne m’intéresse plus : je te
jette ; c’est l’amour kleenex !
Quand Jésus parle d’aimer, Il parle de donner sa vie ou de sa vie : « Pas
de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis».
Mais Il commande d’aimer. Commander : cela n’a-t-il pas un côté un peu obligatoire,
autoritaire, contraignant et un rien « volontariste » ?
Le texte grec dans lequel sont écrit les Evangiles,
autorise pour le mot commander la traduction : « prescrire » « en-tolè » « entol » comme un médecin « prescrit une ordonnance ». Il y a bien la notion
« d’ordre » mais celui-ci est laissé au bon vouloir du malade
pour lequel il ne dépend qu’à lui de suivre l’ordonnance s’il veut guérir.
Dans le fond, Jésus est comme un médecin qui veut
nous garder en bonne santé et « que sa joie soit en nous et que nous
soyons comblés de joie ». Il nous prescrit: Allez à la rencontre les uns des autres et créez entre vous
des relations amicales, serviables, festives, créatrices, dans lesquelles vous
donnez de vos efforts, de votre talent, de votre vie pour que tous vivent mieux
et soient plus heureux : et vous le serez vous aussi ! En particulier,
soyez attentifs à ceux qui portent des handicaps de tout genre :
physiques, psychiques, affectifs, métaphysiques et même spirituels. Toute
personne doit compter pour vous et votre vie sera dense pleine de sens. Et si
cela peut vous paraître bien difficile dans certains cas, Je vous ai promis mon
aide.
L’occasion de mettre en application cette « ordonnance de Jésus :
aimez-vous les uns les autres » n’est pas réservée qu’aux fiancés
qui préparent leur mariage (comme à notre session aujourd’hui) : elle est
adressée à tous et nous fait tous entrer dans l’amitié avec Jésus notre Dieu. N’ayons
pas peur de suivre Celui qui nous « prescrit »
de nous aimer : Il nous en a montré le chemin : il conduit au vrai
bonheur. Humblement mais avec confiance, « demandons-le au Père en son Nom :
Il nous l’accordera »
AMEN !
HOMELIE
4ème Dimanche de Pâques.
9h15 Forme extraordinaire – 10 mai 2009 – Jn 16, 5-14.
« Si je ne pars pas, l’Esprit Saint, le Paraclet, ne viendra
pas à vous » Jn 16,
Que signifie le
Paraclet ? C’est un mot transcrit directement du
grec et qui est formé de deux termes : “para” signifiant “à côté” et
“kaléo”, “appeler”. Le Paraclet (en latin : “ad-vocatus”) désigne celui
qui est appelé à côté d’un accusé pour le défendre ou l’aider.
Il va avoir un triple rôle.
Ø
Relayer la présence de Jésus auprès des
disciples,
Ø
Défendre Jésus et ses disciples
Ø
Etre la mémoire vivante de l’Eglise.
Pourquoi
ces rôles Lui sont-ils attribués ?
La
condamnation et l’exécution ignominieuse de Jésus devaient apparaître aux
hommes comme la preuve de son imposture et de son péché (ne se prétendait-Il
pas Dieu et ainsi, en tant qu’homme, ne proférait-Il pas le plus grand
blasphème qu’un homme pouvait commettre ?). Du même coup, était mis en
lumière le bon droit du monde et on trouvait normal qu’il ait ainsi été
condamné à son triste sort.
Mais l’intervention de l’Esprit Saint
va renverser complètement la situation : en manifestant que par-delà la
mort, Jésus a été glorifié par Dieu, il en montrera la justice de sa cause, son
bon droit et attestera, de façon irrécusable, le péché du monde et la
condamnation de celui qui en était le prince.
Quel est le péché du monde ?
C’est, après le témoignage des Apôtres, refuser la lumière et en conséquence,
refuser de donner sa foi à Jésus. Le prince de ce monde est jugé car la
victoire de Jésus sur la mort implique nécessairement la défaite et la
condamnation sans appel de celui qui l’a provoqué en trompant ceux qui ont mis
à mort le Christ.
Combien aujourd’hui encore, l’envoi de
l’Esprit Saint Paraclet nous est nécessaire ! Nous avons vécu une période
difficile depuis quelques mois par les évènements touchant notre Eglise et le
Saint Père et qui ont été rapportés avec tant de mensonges et de malveillances.
Cette semaine encore va sortir un film « Anges et Démons » dans la
même veine que le « Da Vinci Code » il y a deux ans et qui, sous la
forme d’un roman, accable l’Eglise et ses serviteurs de toutes les turpitudes
que l’on peut imaginer, d’après ce que j’ai pu entendre de source bien
informée. N’allons pas tomber dans le piège de la polémique, mais
informons-nous le plus rapidement possible de la véracité des faits qui seront
exposés pour les confronter à la réalité de l’histoire. Ceci pour éclairer ceux
qui encore pourront être troublés ou révoltés manquant de documentations
fiables.
La presse catholique, les sites
chrétiens, la création récente du “livres-service”, ouvert en période scolaire
tous les mardis après la messe de 9h au 1 av.Foch et jusqu’à 14h, pourront nous
apporter les réponses aux questions plus ou moins bienveillantes de nos
interlocuteurs. L’Esprit Saint vous inspirera ce que vous aurez à dire :
ne craignez pas.
Rendons grâce à ce don merveilleux que
le Christ nous a fait.
AMEN !
HOMELIE
5ème Dimanche de Pâques 10 Mai 2009.
11h St Lubin – Jn 15, 1-8
«Moi je suis la
vigne, et vous les sarments …car hors de moi, vous ne pouvez rien
faire » Jn 15,5
Belle image que celle de la vigne et des
sarments pour exprimer l’union du Corps entier avec chacun de ses membres,
celle du Christ avec ses disciples.
Une
phrase cependant peut étonner par sa radicalité : « …car hors de moi, vous ne
pouvez rien faire. » Un être humain ne pourrait-il pas par
lui-même réaliser de belles choses ? Mais alors, le Christ ne serait-Il
venu que pour certains privilégiés qui auraient pu le connaître ? Comme
toute citation, elle ne se comprend et ne vaut que par le contexte dans lequel
elle a été exprimée. Prenons un autre exemple avec une formule bien
connue : « Hors de l’Eglise
point de salut ! » Combien de fois n’avons-nous pas entendu
utiliser cette formule pour exprimer l’exclusion de tous ceux qui ne feraient
pas partie de l’Eglise ? Mais d’où vient cette formule ? Elle
provient d’un Père de l’Eglise, Origène, théologien et bibliste à Alexandrie en
Egypte, qui vers 240 de notre ère s’adressait aux chrétiens qui s’étaient
séparés de l’Eglise. Voici la citation entière : « Que personne ne se fasse illusion, que personne ne se méprenne,
hors de cette maison, c'est-à-dire hors de l’Eglise, personne n’est sauvé. Si
quelqu’un en sort, il se rend responsable de sa propre mort » et
quelques années après, vers 250, l’évêque de Carthage, St Cyprien
écrivait : « Quiconque se
sépare de l’Eglise se frustre des promesses de l’Eglise ; s’il abandonne
l’Eglise du Christ, il n’aura pas accès aux récompenses du Christ… »
Dans les deux cas, ces propos concernent un conflit interne à l’Eglise qui
conduit à une séparation. Origène comme St Cyprien mettent en garde les
chrétiens qui quittent l’Eglise pour former une secte à part et qui se situent
en rupture avec l’ensemble de la Communauté chrétienne. En aucun cas, elle ne
s’adresse à ceux qui, pour des raisons diverses, ne font pas membre de
l’Eglise.
Il
en est de même pour la formule de St Jean. Resituons-la dans le passage
d’Evangile que nous avons entendu. Il commence par : « A l’heure où Jésus passait
de ce monde à son Père, il disait à SES DISCIPLES… » Et il se
termine par : « …ainsi vous serez pour moi des DISCIPLES. » Jésus
s’adresse donc à SES DISCIPLES et
non à tous les humains. Ces derniers, en toute innocence, n’auront peut-être
jamais entendu parler de Lui. Et pourtant, Jésus est venu pour tous. Lui-même
en surprendra plus d’un lorsqu’ils paraîtront devant Lui à la fin des temps et
qu’ils s’entendront dire, tout étonnés : « Venez les bénis de mon
Père, car j’avais faim, soif, j’étais malade, prisonnier, étranger et vous êtes
venus à moi …Tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits d’entre mes
frères, c’est à moi que vous l’avez fait » Mt 25, 40.
C’est
Dieu qui sauve et non l’Eglise, même si celle-ci a reçu les moyens d’accueillir
et de transmettre le don du salut. Jésus, le Fils du Père, s’est donné à Tous.
Il ne faut donc pas réduire l’action salutaire de Dieu aux frontières de
l’Eglise, frontières qu’il n’est d’ailleurs pas aisé de tracer. La visite
actuelle du Saint Père en Jordanie, où Il a rencontré les responsables
religieux de l’Islam de ce pays ainsi que sa visite prochaine en Israël où il
rencontrera les grands rabbins de Jérusalem ainsi que le grand mufti de la
ville sainte, illustrent l’attention et le respect que porte le Saint Père, au
nom de toute l’Eglise, envers tous ceux qui partagent les mêmes valeurs que le
Christ a promues.
Que
les disciples du Christ restent bien unis à leur Seigneur comme le sarment
recevant la sève du Cep sans lequel ils ne pourraient porter beaucoup de fruits
et encore moins le faire connaître. Et que ceux qui ne le connaissent pas
encore (ou qui n’en connaissent qu’une image déformée) suivent, comme
l’écrivait St Paul aux chrétiens de Rome, la conscience que le Créateur leur a
donné, car Il les aime en son Fils, veut qu’ils portent du fruit et soient un
jour auprès de Lui, eux aussi. (Rm 2,14-16).
AMEN !
HOMELIE
4èmeDimanche de PÂQUES. Année B
11h St Lubin – 3
“Je suis le bon pasteur;
Le bon pasteur donne sa
vie pour ses brebis.”
L’image
du berger trouve aujourd’hui une nouvelle actualité avec les problèmes que pose
la réimplantation des ourses dans les Pyrénées, quand ce n’est pas celle de la
présence des loups dans le Mercantour, au Sud des Alpes. C’est qu’il en faut de
la surveillance et même du courage pour garder ses brebis : nous sommes
bien loin de l’image du doux berger !
Jésus est le Bon Berger [l’évangile a même écrit : le “beau berger”, kalos, au sens de noble, honnête ; tout
différent du mercenaire qui ne travaille que pour de l’argent]. Il est beau parce qu’Il donne sa vie pour ses
brebis. Là encore, il faudrait dire comme cela est écrit dans le texte
grec : “Il dépose sa vie”. Il le
redit à la fin de notre évangile d’aujourd’hui : « Personne ne m'enlève la vie; mais je la dépose de moi-même. J'ai pouvoir de la déposer et j'ai pouvoir de la reprendre;
tel est le commandement que j'ai reçu de mon Père. »
Déposer
/ reprendre,
comme Jésus, à
Ce qui vaut pour le Père et le
Fils vaut désormais pour chacun de nous : goûter à l’amour divin, recevoir sa vie et
la donner ; recevoir le commandement du
Père et exercer sa liberté en y adhérant.
Tous baptisés, nous sommes appelés d’une manière ou
d’une autre à vivre cela :
ü Pour certains, par notre présence
active au service des hommes, de notre société, de notre famille, dans un
monde très préoccupé de lui-même et souvent inhumain et en détresse.
ü Pour d’autres, par une vie
consacrée, signe clair et généreux de la présence de Dieu au cœur de l’humanité
pour laquelle il a donné sa vie.
ü Pour d’autres encore, par une vie
configurée à Jésus, beau pasteur, dans un ministère diaconal, presbytéral
ou épiscopal.
Tous, complémentaires les uns des autres ;
tous donnant de leur vie les uns aux autres ; tous habités par l’Esprit
d’amour du Père et du Fils pour le monde qu’Ils veulent sauver.
« C’est seulement dans un terrain spirituellement bien cultivé
que fleurissent les vocations au sacerdoce ministériel et à la vie consacrée.
En effet les communautés chrétiennes, qui vivent intensément la dimension
missionnaire du mystère de l’Eglise, ne seront jamais portées à se replier sur
elles-mêmes. La mission comme témoignage de l’amour divin, devient particulièrement
efficace quand elle est partagée d’une manière communautaire, “afin que le
monde croie” (Jn 17, 21) Benoît XVI, au Vatican le 3 Décembre 2007.
AMEN !
HOMELIE
3ème Dimanche de PÂQUES. Année B.
Lc 24,35-48
18h30 St Lubin – 9h30
Un sondage
récent du magazine “Le Pèlerin” révélait que seulement un français sur dix,
même parmi les catholiques pratiquants, croyait à la Résurrection des morts
auprès de Dieu. N’en soyons pas tant surpris : les Apôtres eux-mêmes, nous
le montre l’Evangile de ce dimanche, ont eu bien du mal à y croire, eux aussi.
Stupeur, frayeur
accompagnent leur première rencontre avec le Ressuscité : ils pensent à un
esprit, un fantôme ! Que fait le Seigneur ? Il leur apporte
Pourquoi devant eux ? Jésus n’est plus
de ce monde. Pour manifester à ses disciples qui sont restés en ce monde
concret, où opèrent les cinq sens, il faut qu’il fasse appel à ces sens :
le toucher, le voir, le manger… mais aussitôt, Il les invite à passer à un autre sens, le sens spirituel. Et
celui-ci ne peut se manifester qu’à travers des paroles qui donnent sens et
font comprendre les évènements qu’ils vivent et Celui qui en est l’acteur
principal: Qui est vraiment Jésus ? Pourquoi Jésus est-Il mort
ainsi ? Quel sens peut avoir son enseignement ?
Voici un début de réponse. Jésus a
accompli l’œuvre du Père : manifester sa présence au milieu des hommes,
devenant homme Lui-même, pouvant montrer son amour pour tous à travers son
enseignement et les nombreux actes de miséricorde et de guérison qui
l’accompagnait. Plus encore, allant jusqu’au bout de l’amour pour tous, Il
voulait répondre aux questions fondamentales que se pose tôt ou tard tout homme
libre. Celle d’abord de la mort,
tellement absurde si elle n’est que le point final de la vie d’une personne qui
disparaît dans le néant. En traversant la mort et en ressuscitant, Jésus ne
donne-t-Il pas sens à toute vie qui n’est pas fermée sur elle-même et qui
s’épanouit dans un monde qui n’est fait que de justice et d’amour ?
Une autre
question, non moins importante, mais cruciale dans toute l’acception du terme,
c’est celle de la confrontation avec le
mal sous toutes ses formes : violence, haine, dérision, mensonge,
trahison… : comment ne pas se laisser contaminer par cette puissance
destructrice si l’on n’a pas expérimenté la force de l’amour et du pardon telle
que Jésus nous l’a montrée ? Ne nous a-t-Il pas promis de nous donner
cette force pour manifester à notre tour l’amour et le pardon ?
Qu’en est-il
alors de la Résurrection ?
La Résurrection n’est pas une ré-animation, ni
une ré-incarnation, mais la promesse que Dieu tient envers l’humanité qu’Il a
créée et qu’Il aime infiniment : nous sommes faits pour une vie belle,
remplie de bonheur par l’amour qui est Dieu Lui-même.
La
foi en la Résurrection n’est pas non plus seulement une croyance réconfortante.
Elle s’appuie sur deux fondements : celui, d’une part, des témoins de la résurrection de Jésus
Lui-même, qui ont eux-mêmes “résistés”, oh combien ! à cette
réalité ; et, d’autre part, sur la relecture des Ecritures. Elles
annonçaient l’œuvre de Dieu en Jésus, notamment dans la figure du Juste
persécuté et du Serviteur souffrant, œuvre qui peut étonner, mais qui est
totalement dans la cohérence d’un amour qui laisse tout homme libre jusque dans
le mal qu’il fait.
C’est
en relisant notre propre histoire et en l’éclairant par les Ecritures que nous
pourrons découvrir l’œuvre de Dieu pour chacun de nous ainsi que la réponse que
nous avons à Lui donner. « Celui qui dit “Je le connais” et qui
ne garde pas ses commandements, la vérité n’est pas en lui. Mais en celui qui
garde fidèlement sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la
perfection » (1 Jn 2,
5a) écoutions-nous dans la deuxième lecture de ce jour. Demandons-Lui
humblement d’éclairer nos projets et nos choix pour qu’ils soient conformes à
sa Parole ; c’est ainsi que nous pourrons être les témoins de son œuvre de
résurrection.
AMEN !
HOMELIE 2èmeDimanche de PÂQUES. Année B
10h30 Tarentaise, Haute-Loire – 19 Avril 2009.
“Il répandit sur eux son souffle ” Jn 20, 22
Etonnant ce geste de Jésus que de souffler sur ses Apôtres ! Cela ne vous rappelle-t-il pas quelqu’un qui souffle sur un homme ? Dieu, bien sûr, lorsqu’Il souffle sur la face d’Adam pour lui donner vie et lui permettre d’entrer en relation avec Lui : Gn 2,7. enefuseshn enephusèsen].
Dans l’ancien rituel du Baptême, le célébrant soufflait trois fois sur l’enfant pour chasser le démon et demander la venue du souffle de l’Esprit Saint. Le Baptême, en effet, fait entrer le baptisé dans une ère nouvelle. De même, au premier jour de la semaine, Jésus inaugure à son tour une nouvelle ère pour
Ce don est précédé de Sa Paix : Shalom ! ml$v .La paix qu’il donne n’est pas tant le calme, la tranquillité provenant d’une absence de conflit, mais un état achevé, une perfection, un bien-être, mais aussi une sûreté, une solidité (du corps) : la santé ; ou aussi une prospérité, une quiétude, ou encore, la réussite d’un projet bienfaisant ou les bonnes relations avec l’entourage. La Paix est l’expression d’un climat harmonieux entre Dieu et les hommes, une alliance qui se vit bien et qui rejaillit sur le climat des hommes entre eux.
Thomas, notre “jumeau”, qui n’était pas là, a du mal à croire ce que lui racontent les Apôtres. Il n’a jamais douté de Jésus lorsque celui-ci était avec eux. C’est même lui qui entraîne les autres lorsque Jésus, apprenant la mort de Lazare, décide de retourner à Jérusalem où tous savent bien
qu’Il risque gros : « Allons, nous aussi, et mourrons avec Lui ! » Jn 11, 16. Il va découvrir que sa foi ne peut se vivre seul.
Jésus, ressuscité, se manifeste à
Nos assemblées dominicales, le premier jour de chaque semaine, sont invitées à exprimer la joie de nous retrouver autour de Jésus, qui nous apporte sa Paix, signe d’une réelle fraternité.
Quelques dispositions pratiques pour réaliser cela. Arriver à l’heure. Quand nous prenons le TGV, c’est bien ce que nous faisons : alors que ce Premier Jour de la semaine ait pour vous une TGV, une Très Grande Valeur. En s’installant à sa place, ne pas laisser de trous et se saluer : nous venons pour le même Seigneur et notre prière sera plus forte et paisible si nous la savons unie à celle de notre voisin ; prier et chanter ensemble ; à la sortie, repérer l’inconnu en se présentant et en faisant connaissance ; emporter et lire la feuille dominicale pour être au courant de ce qui se vit en paroisse ; se covoiturer si l’on est voisin et qu’on habite un peu loin de l’église…
Accueillons tous le souffle de Jésus-Christ qui est l’Esprit Saint de Dieu et puisons à
AMEN !
En cette Nuit de Pâques, Angèle-Prisca, Laurent et Séverine, adultes de notre paroisse, seront baptisés. Nous les recommandons à votre prière ainsi que tous les baptisés adultes de cette Nuit Pascale.
HOMELIE de PAQUES.
21h St Lubin, 11 Avril et 11h St Lubin 12 Avril 2009– Mc 16, 1-8 ; Jn 20, 1-9
Qu’y avait-il dans le cœur de ces trois femmes se rendant au tombeau s’acquitter des marques de respect que l’on doit à un défunt ? Sans doute étaient-elles désemparées : ce défunt était leur maître, mais Il semblait avoir échoué : qui avait compris son message d’amour ? Il était resté bien seul et comme il gênait, on l’avait mis à mort. Elles vont aller de surprise en surprise : la pierre roulée qui les souciait, le tombeau vide, un jeune homme tout
Dans quelques instants, Angèle-Prisca, Laurent et Séverine, je vous poserai, ainsi qu’à toute l’assemblée la question : « Croyez-vous en Dieu, le Père Tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ? »
Dans un premier temps, il est simple de dire : « Je crois » tant il est vrai que ce que nous appelons la Création, la Nature, est belle et bonne, comme le chantait le livre de la Genèse en première lecture de notre veillée. C’est particulièrement sensible en ce début de printemps ou bien lorsqu’on regarde un petit enfant qui vient de naître ou encore des fiancés heureux de bâtir ensemble un avenir. On pourrait continuer ainsi de louer les merveilles dont nous sommes les heureux bénéficiaires avec la musique, les chants, les arts culinaires ou plastiques, les sports, les progrès scientifiques…
Mais à ce constat joyeux et reconnaissant, vient s’opposer tout un ensemble de choses et d’évènements qui gâchent cette image harmonieuse et bienfaisante : depuis les récents tremblements de terre et ses victimes jusqu’aux graves accidents de santé qui touchent nos proches, en passant par le lot quotidien de malheurs que les médias ne cessent de nous présenter. Pauvre humanité victime ou tortionnaire, blessée ou capable de faire elle-même, par égoïsme ou volonté de puissance tant de mal. Qui plus est, nous en sommes parfois complices ou même acteurs. Et Dieu qui semble absent et n’intervient pas ! Alors, Dieu est-Il le Tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ? N’aurait-Il pas, Lui aussi, échoué, comme son Fils ?
Malheureux ceux qui n’ont que cette première affirmation du Credo : ils pourraient légitimement douter de Dieu comme le font tant de gens éprouvés. Heureusement, il y a la suite. « Je crois en Jésus-Christ... » Le Fils bien-aimé, expression du Père, manifestant son amour tout au long de son ministère et bien sûr, dans sa passion et sa mort. Cette mort croit avoir dit son dernier mot : Eh bien, non : c’est l’Amour qui aura le dernier mot. Jésus ressuscite d’entre les morts et inaugure le monde nouveau dans lequel Il nous invite à entrer dès à présent. Comment ?
Le Credo continue : « Je crois en l’Esprit-Saint qui est Seigneur et qui donne la vie » Celle de Jésus-Christ. Croyez-le ; Accueillez-le. Le Baptême vous unit à Sa Vie. Il fait de vous ses frères.
Non ! Dieu ne nous as pas trompé et Il ne s’est pas trompé. Ce qui est sûr, c’est qu’Il n’est pas puissant à la manière dont nous le rêvons. Sa toute-puissance n’est que celle de l’amour. « Ses voies ne sont pas nos voies ; ses pensées ne sont pas nos pensées » le faisait savoir tout à l’heure Isaïe (Is 55, 11).
Il est bien le Tout-puissant présent à sa Création, mais celle-ci dira St Paul dans la lettre aux chrétiens de Rome (Rm 8,22), est actuellement « en douleur d’enfantement… à cause de celui qui l’a soumise » le malin, l’ennemi de l’homme, le Satan. Mais en chacun de nous, avec le Christ, plongés dans la mort à tout ce qui nous défigure, Dieu fait naître une créature nouvelle animée par son Esprit et nous configure à son Fils. Cette créature nouvelle est appelée à grandir jusqu’à franchir la mort avec Jésus. Alors, nous serons rassemblés auprès de Lui pour toujours.
Dieu a promis. Il a été fidèle à ses promesses tout au long de l’histoire que nous avons évoquée au cours de cette veillée et tout particulièrement en ressuscitant son Fils. Il nous sera fidèle. Voulez-vous alors révéler ce Dieu présent dans le monde et ouvrir son accès à vos familles, vos enfants, vos parents, vos voisins, vos collègues de travail ?
Et vous, séverine, Laurent et Agnès, voulez-vous vous joindre à nous pour notre plus grande joie ? AMEN !
Semaine Sainte avec
Dimanche
des Rameaux : « N’oubliez pas les
deux Trésors que le Pape vous a présentés ce soir : l’Esprit Saint et la
Croix ! »
Jeudi
Saint :
« L’Eucharistie
éclaire la malédiction
« Entourons de la plus grande vénération le
sacrement du Corps et du Sang du Christ, le très Saint Sacrement de la présence
réelle du Seigneur à son Eglise et à toute l’humanité »
Vendredi Saint : « L’homme a toujours besoin d’être libéré des ses peurs
et de ses péchés »
« Le
chemin
Vigile Pascale : « L’homme
doit sans cesse apprendre et réapprendre que Dieu n’est pas son ennemi mais son
Créateur plein de bonté »
BENEDICTION
Que Dieu
Notre Père vous conduise à Lui
et fasse
briller sur vous la splendeur de sa gloire.
Que le Fils
Unique de Dieu, notre Maître et notre Frère,
vous révèle
la beauté de son visage de Ressuscité.
Que
l’Esprit-Saint vous comble de ses dons
et vous
donne la joie de connaître
la Paix et
la Lumière de
Maintenant
et dans les siècles des siècles !
AMEN !
Avec
les catéchumènes, méditons, jour après jour, ces belles paroles pouvant
accompagner notre Semaine Sainte.
HOMELIE
5ème Dimanche CARÊME. 3ème scrutin
18h30
« Moi, Je suis la Résurrection et la Vie…Crois-tu
cela ? » Jn 11,
Voici un moment de la vie de Jésus où
beaucoup d’entre nous ont pu se retrouver lorsque l’un des nôtres vient à
mourir. Souffrance de la rupture de communication avec celui ou celle qui était
vivant ; absence, vide, manque profond. Puis trouble devant le mystère de
la disparition d’un être cher, devant la mort et de son au-delà. Enfin,
embarras pour trouver une parole qui donne sens ou apaise la douleur de ceux
qui vivent le deuil.
Jésus est
confronté à la même situation. Ne pensons pas trop vite qu’Il sait très bien ce
qu’il va faire et qu’Il va en un tour de main faire revenir Lazare à
Jésus ne
s’est pas détourné de l’épreuve. Il
reçoit d’abord le reproche de Marthe : « Si tu avais été là, mon
frère ne serait pas mort… ». En même temps, elle Lui fait entièrement
confiance et semble prête au miracle. Jésus ne l’opère pas tout de suite. Il
Lui rappelle brièvement la foi naissante
juive en
Marthe, qui
connaît bien son “catéchisme juif”, renvoie la résurrection au dernier jour, à
la fin des temps : maigre consolation pour l’heure !
Jésus lui
révèle alors qui Il est en vérité : « Moi, Je suis la Résurrection
[anastasi"] et la Vie [zwh]. Qui croit en moi, même s’il meurt,
vivra ; et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? ».
Ce n’est
pas sans raison que la liturgie a choisi ce passage de l’Evangile de St Jean
pour le troisième Scrutin à quelques jours du Baptême d’Angèle, Laurent et
Séverine au cours de
Le Scrutin que
nous allons à présent célébrer exprime cette dynamique de mort au péché pour
renaître à la vie, avec le Christ, en recevant l’Esprit vivifiant.
AMEN !
HOMELIE
1er Dimanche de la Passion.
9h15 Forme extraordinaire – 29 Mars 200ç – Jn 8, 46-59
« Avant qu’Abraham fut, Je suis » Jn 8, 48.
Cet Evangile nous fait rentrer dans le vif des
affrontements de Jésus avec ses adversaires qui le conduiront jusqu’à sa
Passion et sa mort. En même temps, c’est le moment important où Jésus révèle
sans ambiguïté qui Il est et quel est son magnifique projet.
Tout d’abord, Jésus lance un défi : « Qui de vous me convaincra de
péché ? » Qui donc
peut parler ainsi, tant l’homme si saint soit-il, demeure toujours
imparfait ?
Il continue : « Si
je dis la vérité, pourquoi ne croyez-vous pas ? » - « Si je dis
la vérité… »
Sans faire comme Pilate qui dira à Jésus d’un ton
désabusé, lors de son procès:
« Qu’est-ce que la vérité ? », Il est
peut-être bon de préciser la notion biblique de vérité. Pour nous, de façon
courante, la vérité est un accord entre la réalité et ce qu’on en dit ou
pense ; est vrai ce qui est exact, authentique, conforme à ce qu’on
constate. Pour l’homme de la Bible, la vérité est ce qui est sûr, ce sur quoi
on peut s’appuyer, ce qui a fait ses preuves, qui résiste au temps et donc qui
est fiable. En hébreu, le mot “émèt”, tma, la
vérité a la même racine que “émoun” /Wma,
la fidélité, la confiance et que “amen” /Ma,
vraiment, sûrement…D’ailleurs, l’original grec de notre texte d’Evangile, qui
est traduit par “En vérité, en vérité…” s’écrit : « Amen, amen… »
“amhn, amhn……” reprenant le terme hébreu. Notez que nous avons
quelque chose de similaire dans la langue de Shakespeare : “true = vrai” –
“truth = vérité” et sans doute “trust = la confiance”. On pourrait donc
traduire ainsi la parole de Jésus : « Si
je dis ce qui est sûr, pourquoi ne me faites-vous pas confiance ? ».
Comme seule réponse à cette question, Jésus se fait traiter
de “samaritain” et de “démon”. Les samaritains étaient considérés par les juifs
comme hérétiques, légalement impurs, car ils n’étaient pas d’origine juive,
ayant été implantés lors de la conquête du Royaume d’Israël par les assyriens en
721 av. J-C. Ils avaient pour seules
Ecritures le Pentateuque, les cinq premiers livres de la Bible, que l’on
appelle encore Torah. Interdits de célébrer un culte à Jérusalem, ils avaient
bâtis un grand temple au sommet du Mt Garizim à Samarie.
Quant au terme “démon”, il désigne un être divin, dieu
inférieur et esprit malfaisant.
Un dialogue de sourd s’installe. Les adversaires de Jésus
prennent le mot mort au sens littéral ; Jésus le prend au sens spirituel.
Les premiers parlent de la mort naturelle, fin de vie, sans avenir ; Jésus
parle “de la mort pour l’éternité” (que l’on a traduit par “il ne verra jamais
la mort”.
Enfin, Jésus prend à témoin Abraham, qui pour ses
adversaires est mort, comme les prophètes. Jésus en parle comme d’un
vivant : « Abraham,
votre père, exulta à la pensée de voir mon jour ; et il l’a vu, et il
s’est réjouit ». Il s’est réjouit, car les promesses de Dieu ont
été tenues et de quelle manière !
L’affrontement se termine par une affirmation en toute
clarté de la divinité de Jésus : « Amen,
Amen, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, Je SUIS ».
Quand on sait ce que signifie cette expression, on comprend que les adversaires
de Jésus aient voulu le lapider car il a ni plus, ni moins proféré un
blasphème. “Je SUIS” est en effet le Nom même que Dieu révèle à Moïse au
buisson ardent. Ex 3, 14.
La méprise totale de ceux qui se fient aux apparences et à
leurs certitudes, tordant les gestes et les paroles de Celui qui cherche
pourtant à les ouvrir à la vraie vie, la vie éternelle, culminera dans la Passion
et la mort de Jésus sur
« Celui qui garde sa parole ne
verra pas la mort pour l’éternité ».
Puissions-nous la garder, c'est-à-dire la rechercher, la connaître et la mettre
en pratique pour entrer déjà dans la vie pour l’éternité.
AMEN !
HOMELIE 4ème Dimanche CARÊME. Année B
9h30
Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé
Au début de cet Evangile, Jésus fait allusion à un épisode dramatique de l’Exode dans le désert du Sinaï. Les hébreux sont assaillis par des serpents venimeux dont la morsure était fatale. Ils sont convaincus d’avoir péché contre Dieu en récriminant contre Lui, qui pourtant était déjà venu à plusieurs reprises à leur secours. « Le peuple vint trouver Moïse en disant : “Nous avons péché en critiquant le Seigneur et en te critiquant ; intercède auprès du Seigneur pour qu’Il éloigne de nous les serpents !” Moïse intercéda pour le peuple et le Seigneur lui dit : “Fais faire un serpent brûlant [c'est-à-dire venimeux] et fixe-le sur une hampe : quiconque aura été mordu et le regardera aura la vie sauve. Moïse fit un serpent d’airain et le fixa sur la hampe ; et lorsqu’un serpent mordait un homme, celui-ci regardait le serpent d’airain et avait la voie sauve” (Nombres 21, 7-9).
On serait tenter de croire à de la magie ! Bien sûr que non, la Bible n’a de cesse que de dénoncer le mensonge des pratiques magiques. Ce n’est en aucun cas le serpent qui sauve par lui-même, mais c’est de faire confiance et de donner sa foi en Dieu qui a dit de regarder cette image qui sauve de la mort.
Au moment de la crucifixion de Jésus, Jean écrit : « Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19,37). Il cite une phrase du prophète Zacharie qui dit en quoi le fait de regarder un supplicié apporte une transformation. « Ce jour-là, je répandrai sur la maison
Comment regardons-nous la croix du Christ ? Comme un objet tellement familier qu’on n’y fait plus attention ? Comme quelque chose de repoussant, morbide, « scandale pour les juifs, folie pour les païens » ? Comme la plus belle preuve de l’amour de Dieu qui ne triche pas avec la condition humaine broyée par le mal et la souffrance et qui la partage avec nous ?
Envers ce Dieu si donné, si bon, si pacifique, si bienveillant, qui pourrait avoir peur ? Bien au contraire, se fier entièrement à Lui pour qu’il nous conduise vers ce qui « est bon, conforme à la voie que Dieu a tracé pour nous» écrivait St Paul aux Ephésiens. (Ep 2,9). Ainsi, nous ne périrons pas mais « obtiendrons la vie éternelle » Jn 3,16.
Ne soyez pas étonnés que deux jeunes prêtres, à 41 ans d’intervalle, aient choisi cette parole de Jésus pour leur image d’ordination : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en Lui ne périra pas, mais obtiendra la vie éternelle ». N’a-t-elle pas de quoi susciter un appel à le faire connaître et à donner une réponse de leur part pour cette mission, tant elle révèle un Dieu qu’on ne peut qu’aimer dans la reconnaissance et dans
AMEN !
HOMELIE 3ème Dimanche CARÊME. Année B
18h30 Auffargis – 15 Mars 2009 - Jn 2, 13-25
Une colère de Jésus ! Une sainte colère ! (Qui justifierai nos colères ?) Quel sens lui donner ? Déception ? Dépit ? Irascibilité ? Tristesse immense ?
Elle est d’abord un geste prophétique comme le rappelle l’Evangile de Jean Lui-même.
Jérémie 7, 11 « A vos yeux, est-ce un repaire de brigands, ce Temple qui porte mon nom? Moi, en tout cas, je vois clair, oracle de Yahvé! »
Zacharie 14, 21 : « … et il n'y aura plus de marchand dans la maison de Yahvé Sabaot, en ce jour-là. » Finale du livre du prophète Zacharie.
Psaume 69, 8 : « C'est pour toi que je souffre l'insulte, que la honte me couvre le visage, 9 que je suis un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère; 10 car le zèle de ta maison me dévore, l'insulte de tes insulteurs tombe sur moi. »
Jésus pose des gestes annoncés quelques siècles auparavant qui étaient consignés dans l’Ecriture. Cette réalisation des prophéties va permettre aux disciples de croire à un autre signe, que seule la foi peut reconnaître comme signe, car il n’est pas visible : c’est la résurrection de Jésus.
Jésus l’annonce de façon énigmatique : Jn 2, 19 : « Jésus leur répondit: "Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai ».v.21 “egerw” ” « Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. »
Il y a en effet un jeu de mot qui n’apparaît pas dans le texte en français, mais dans l’original grec : v.22 : « Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts,… » Se dit mot à mot : « Aussi, quand il fut relevé d'entre les morts… » . “egerw”””
Jésus non seulement accomplit les prophéties qui annonçaient le Messie, mais il donne de son vivant une prophétie qu’Il accomplit Lui-même. En cela, Il rend digne de foi l’Ecriture et Lui-même se révèle digne de foi.
Cependant, il ne s’agit pas ici d’une démonstration au terme de laquelle nous devrions adhérer sans hésitation : la réalisation des prophéties confirme le sérieux de l’Ecriture et la solidité des paroles dites. Mais elles ne constituent pas une preuve, car les prophéties sont toujours sujettes à interprétation pour laisser le champ à la liberté de chacun d’accueillir ou de refuser celui qui professe ces paroles. Il est intéressant de constater que, malgré toutes les prophéties qui annoncent le Messie, beaucoup de juifs n’ont pas cru. D’autres cependant croient que Jésus est bien le Messie : ce sont les juifs messianiques, et si vous allez sur leur site [ www.juifspourjesus.org ] , vous y trouverez rassemblés tous les textes de
La résurrection de Jésus n’est pas une preuve. Elle n’est pas publique. La croix de Jésus est publique, visible, historique et personne ne
Voilà qui justifie la sainte colère de Jésus contre tous les trafics qui bornent notre horizon aux affaires de ce monde et occultent l’espérance de la vie nouvelle. Inaugurée par Jésus, elle est fondée dès maintenant sur tout geste d’amour fait en pensée, en parole, en action et en omission (se retenir de blesser quelqu’un par une parole, par exemple!).
AMEN !